Le Mans : Louis Noguès voit son jugement confirmé en appel

Louis NoguesLa cour d’appel d’Angers vient de confirmer la condamnation de Louis Noguès pour injure publique en direction d’un groupe en raison de son orientation sexuelle, après les propos qu’il avait tenus lors du conseil municipal du Mans le 26 février 2015.
S’agissant du centre LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels), l’élu FN, exclu depuis du parti de Marine Le Pen, avait lancé : « Vous avez oublié certainement la zoophilie ».
Il avait alors été condamné à 2000 € d’amende par le tribunal correctionnel du Mans. Jugement confirmé ce jeudi par la cour d’appel.
Immédiatement, Louis Noguès a annoncé qu’il allait se pouvoir en cassation. « Je m’insurge contre ce jugement politique par un tribunal d’inquisition mené par la gauchosphère », a-t-il déclaré.

Argenteuil : des associations saisissent la justice après la censure concernant deux films

oursonL’Association de défense du cinéma indépendant (ADCI) et l’association Solidarité-Palestine (ASP) ont déposé une requête en référé-suspension ce mercredi au tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour contraindre le maire (LR) d’Argenteuil, Georges Mothron, à reprogrammer le documentaire « La Sociologue et l’ourson », ainsi que le film palestinien « 3 000 nuits », au cinéma municipal Le Figuier Blanc.
Le 18 avril dernier, Georges Mothron avait demandé au cinéma Le Figuier Blanc de retirer les deux films de sa programmation, craignant que les sujets qu’ils abordent « mettent le feu aux poudres ». Mi-mai, après avoir rencontré toutes les parties, Georges Mothron avait finalement décidé de reprogrammer ces films avant de changer d’avis et d’interdire, à nouveau les deux films
L’un retrace un an de débat national sur le mariage pour tous. L’autre raconte l’incarcération d’une jeune fille palestinienne dans une prison israélienne. Après de multiples imbroglios sur leur reprogrammation, l’ASP parvient à projeter le film « 3 000 nuits » à la Maison des jeunes et de la culture (MJC) à Argenteuil, le 1er juin dernier.
« Mais ça n’est pas suffisant. Nous ne souhaitons pas que les Argenteuillais soient lésés et n’aient pas la possibilité de regarder ces films au cinéma comme tout le monde. Le maire n’a aucune raison de ne pas les diffuser », dénonce Omar Slaouti, porte-parole de l’association ASP. « C’est ce qu’on appelle un détournement de pouvoir, assure Me Gilles Devers, avocat des associations. Le maire n’assume pas d’interdire ces films pour des raisons personnelles. Il est contre le mariage homosexuel et ne supporte pas la cause palestinienne. Et puis légalement, sa justification ne tient pas. Pour que la déprogrammation soit justifiée, il faudrait que le trouble engendré par ces films soit tel que la police ne puisse pas faire face ! » Pour financer le recours en justice, les deux associations ont lancé un appel aux dons.

Canada : La justice de l’Ontario confirme le rejet de l’accréditation d’une université au règlement homophobe

Canada : le barreau de la Colombie-Britannique rejette l'accréditation d'une université au règlement homophobe dans infos 140926_kk1iv_trinity-western-university_8

Le plus haut tribunal de l’Ontario a rejeté l’appel de l’université Trinity Western qui s’est fait refuser l’accréditation du Barreau du Haut-Canada pour son école de droit. L’université privée évangélique de la Colombie-Britannique interdit à ses élèves les relations sexuelles hors mariage, la pornographie et les relations homosexuelles.
L’université Trinity Western avait présenté son dossier devant la Cour d’appel de l’Ontario plus tôt ce mois-ci à la suite d’une décision de la Cour divisionnaire d’interdire l’exercice du droit en Ontario aux futurs diplômés de l’université.
En juillet 2015, la Cour divisionnaire de l’Ontario avait donné raison au Barreau du Haut-Canada qui dénonçait le code de conduite que doivent respecter les étudiants de l’université Trinity Western.
Dans sa décision rendue mercredi, la Cour d’appel indique qu’il existe un conflit entre la liberté de religion et l’égalité, deux droits protégés par la Charte des droits et libertés canadienne.
Elle a toutefois conclu que le choix du Barreau de ne pas accréditer l’université Trinity Western était « en effet une conclusion raisonnable ».
Dans un communiqué, l’université s’est dite déçue par la décision de la Cour d’appel.
La porte-parole Amy Robertson dit que cette décision portait préjudice à tous les Canadiens, car elle compromet le droit fondamental de la liberté de religion. Elle a également défendu le code de conduite de l’établissement.
Nous ne nous prononçons pas sur la communauté LGBT. Nous nous prononçons sur le mariage traditionnel chrétien qui est sacré pour nous.
L’université a annoncé qu’elle portera sa décision devant la Cour suprême du Canada.
Dans ce code, l’université demande notamment à tous ses étudiants et employés de s’abstenir d’avoir des rapports sexuels qui « violent le caractère sacré du mariage entre l’homme et la femme. » Elle interdit égalament le vol, le mensonge et le fait d’être ivre.
Les opposants affirment que le code empêche quiconque se trouvant en relation homosexuelle de fréquenter l’établissement chrétien et qu’il est un frein au devoir des futurs avocats de défendre les droits et libertés de tous les Canadiens.
Les deux parties se disent victimes de discrimination. L’Université Trinity Western maintient que ses employés et ses étudiants ont le droit de pratiquer leur religion librement. Le Barreau soutient que le code de conduite de l’Université va à l’encontre des droits des homosexuels.
L’Université peut tout de même ouvrir une école de droit, mais ses étudiants ne seront pas éligibles au Barreau du Haut-Canada, qui donne le droit aux individus de pratiquer la profession d’avocat en Ontario.
L’université Trinity Western est devant les tribunaux pour des causes similaires en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique.

Coming out : Ryan Beatty sort du placard

Ryan Beatty, un jeune chanteur américain de 20 ans, a fait son coming out sur les réseaux sociaux. Le jeune homme, qui a débuté sur YouTube se dit libéré libéré d’un poids.
« Fier d’être un flamboyant homosexuel. Cela m’a pris vingt années de stress dans le placard avant de me sentir assez à l’aise pour le dire. Maintenant je peux enfin respirer. Je l’ai fait ! », a-t-il ainsi écrit en légende d’une photo postée sur Instagram, représentant un ballon avec l’inscription « gay power ». Sur son compte Twitter, il a ajouté : « Je suis heureux d’être gay. » Un joli message plein d’espoir, notamment pour les plus jeunes qui n’osent rien dire, et qui a été salué par ses fans. « Merde. Je suis si reconnaissant d’avoir des amis et une famille qui me soutiennent et veulent juste que je sois heureux. C’est cela, l’amour inconditionnel. Merci à tous ceux qui m’ont touché avec leurs mots d’encouragements. Je suis si heureux », a-t-il ajouté sur Twitter.
Coïncidence, il sera dans les bacs le 1er juillet avec son nouveau single, Passion.

le père d’une victime gay de la tuerie d’Orlando refuse d’enterrer son fils

orlandoA Orlando, si on ignore l’identité de ce jeune homme, on sait qu’il était d’origine portoricaine, selon le site d’actualité hispanique Orlando Latino. Il se trouvait donc au Pulse (le nom de l’établissement) quand Omar Mateen a débarqué dans la nuit du 12 juin avec son fusil d’assaut, tuant en masse au nom de l’organisation État islamique. Près de 350 personnes se trouvaient alors présentes à cette soirée. 49 morts, à peu près autant de blessés. L’assaillant est finalement abattu par la police. Il s’agit du pire acte de violence homophobe à l’égard de la communauté LGBT, pire fusillade de l’histoire civile du pays.
A Orlando, le bureau de médecine légale du comté a travaillé à plein régime, en trois jours, pour identifier toutes ces victimes avant l’organisation des obsèques. Aux familles devenir récupérer leurs défunts.
Ce père n’a pas pu. Question culturelle sans doute, honte, peur d’être montré du doigt peut-être. Car l’homosexualité est encore une situation taboue sur l’île de Porto Rico, pourtant état associé aux Etats-Unis, là où il est légal de se marier entre personnes du même sexe. Le site internet fait le rapprochement avec la période sida des années 80. A l’époque aussi, des parents avaient refusé de réclamer le corps d’un enfant mort d’une complication du virus.
Le jeune homme d’Orlando a malgré tout eu des funérailles, une autre partie de sa famille habitant la région ayant été chercher son corps à la morgue.

Afrique du Sud : le premier club gay africain de rugby s’attaque aux préjugés anti-homosexuels

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« Tapette », « folle », chochotte »: au pays des Springboks, les Jozi Cats, le premier club gay africain de rugby à disputer des compétitions, a frappé fort avec une campagne publicitaire provocatrice jouant sur les stéréotypes attachés aux homosexuels.
« Je veux jouer au rugby et dans une équipe où je ne suis pas jugé ! »
Pour cette campagne, « on a utilisé des insultes anti-gays populaires et particulièrement blessantes pour les homosexuels », explique Nathi Khoza, l’un des membres du club.
Dans un pays où le rugby est l’un des sports les plus populaires, il s’agissait de « remettre en cause les clichés sur les joueurs et les lieux communs sur les gays, de jouer sur ce contraste et de tourner en ridicule certains de ces mythes », ajoute-t-il.
Dans l’ensemble, la campagne des Jozi Cats a reçu un accueil positif. Larry cherche ses mots, puis lâche : « Les gens m’ont dit : ‘Tu as eu les couilles de faire ça' ».
Mais certains internautes « nous ont traités de pédophiles et souhaité qu’on meure tous du sida », sur la page Facebook du média russe Russia Today.

Bien qu‘étant le premier pays au monde à interdire la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, grâce à l’introduction de sa nouvelle Constitution en 1996, l’homosexualité dans le monde du sport en Afrique du Sud continue de susciter la controverse. Pour les “Jozi Cats”, le but est de faire avancer la réflexion sur la question.
Nathi Khoza, coordinateur sportif dans une école primaire à Johannesburg : “notre prochain combat sera de recruter des joueurs Noirs. Dans la culture noire, les homosexuels sont stigmatisés, tandis que, dans la culture occidentale, beaucoup de gens sont devenus plus ouverts et ont peut-être compris que l’homosexualité n’est pas un choix, ça fait partie de ce que vous êtes.’‘
Fondée l’année dernière, l‘équipe des “Jozi Cats” a participé à des tournois avec des équipes dites traditionnelles en Afrique du Sud. Mais elle vise à présent les jeux internationaux.

Espagne : deux sportifs espagnols gays rendent hommage aux victimes d’Orlando


Deux sportifs olympiques espagnols, le patineur Javier Raya et le joueur de water-polo Victor Gutierez, tous les deux ayant révélé récemment leur homosexualité, ont participé mercredi soir à Madrid à un hommage aux 49 victimes d’Orlando , au lancement des cinq jours de fête de la Gay pride madrilène.
Quelques semaines après avoir fait son « coming out » sur les réseaux sociaux, le patineur Javier Raya a choisi d’embrasser à pleine bouche « son petit ami » sur scène, face à des milliers de gays, lesbiennes, transsexuels et bisexuels. Javier Raya, 25 ans, a ensuite demandé à la foule massée sur une place du centre de Madrid de faire une « ola » en « mémoire des victimes de l’attentat terroriste d’Orlando », en lançant : « Ils sont notre famille ».
Victor Guttierez, qui devrait participer aux Jeux olympiques d’été de Rio avec la sélection espagnole de water-polo, a expliqué : « j’ai décidé de rendre publique mon homosexualité simplement pour briser un tabou lamentable qui existe toujours dans le milieu du sport ».
Le sportif de 25 ans a assuré avoir eu « la chance » de n’avoir pas souffert lui-même de l’homophobie « dans sa chair », alors que les organisateurs de la Gay pride venaient de rappeler que « 90 agressions homophobes » avaient été répertoriées dans la communauté de Madrid depuis le début de l’année.
« Ayons de la mémoire, a-t-il dit, car pour que nous soyons tous ici à célébrer notre liberté, il y a eu beaucoup de gens auparavant qui ont souffert des coups, de la répression, des abus », a dit le joueur, évoquant « toutes les personnes dans le monde qui ne profitent pas de cette liberté ». Fin mai, il avait fait état pour la première fois de son homosexualité, dans un entretien accordé à une revue en ligne, en soulignant qu' »il n’y a quasiment pas de sportifs qui révèlent qu’ils sont gays ».
Dans son fauteuil roulant, la blonde médaillée paralympique espagnole d’escrime Cema Hassen-Bey a ensuite donné le coup d’envoi « des fêtes de l’amour et de la tolérance », en lançant son gant d’escrimeuse dans la foule. Plus d’1,5 million de personnes pourraient participer aux festivités jusqu’à dimanche, selon la mairie de Madrid.

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Pays Bas : deux présentateurs vedettes jouent les gays pour contester la perception de la sexualité et de la masculinité

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Jan Versteegh, 30 ans et Tim Hofman, 27 ans, deux présentateurs vedettes de BNN ne sont pas Gays, mais ont posé comme tels pour le magazine néerlandais L’Homo.
Les deux hommes ont pris la décision de faire la couverture du numéro de juin pour contester la perception de la sexualité et de la masculinité. « J’espère que ces photos audacieuses initieront une discussion plus ouverte sur l’homosexualité », pense Jan Versteegh. « J’espère que nous pourrons montrer aux gens que c’est juste deux hommes sur une image », a t’il ajouté .


Le couple s’est rendu sur  l’île ensoleillée de Curacao pour ce shooting très chaud .

Gay Pride 2016 : Apple a offert des bracelets Apple Watch à ses employés

30032_apple-a-la-gay-pride-de-san-francisco-avec-un-bracelet-special-pour-apple-watchChaque année depuis 2014, certains employés d’Apple participent au défilé LGBT à l’occasion de la Gay Pride de San Francisco.
Pour cette édition 2016, Tim Cook, le PDG de la firme à la pomme, y est également allé pour accompagner ses employés.
Les employés du géant californien ont reçu comme cadeau des bracelets Apple Watch spécialement conçus pour l’événement. Ceux-ci arborent la couleur du drapeau arc-en-ciel (rainbow flag) et ils ont été fabriqués en édition limitée. Seuls les employés d’Apple en ont donc bénéficié, d’autant plus qu’ils n’étaient pas en vente dans les Apple Stores ou dans d’autres boutiques agréées.
L’actuel patron de la firme de Cupertino Tim Cook est lui aussi homosexuel, et il l’a annoncé au public en 2014.

Pride de Nuit :contre la trahison de Hollande envers la communauté LGBT

PS la fierte c-est pas ton genrePlus de 3000 personnes se sont réunies pour la deuxième édition de la Pride de Nuit, faisant de celle-ci un véritable succès.
Accès libre et gratuit au changement d’état civil pour les personnes trans, arrêt des mutilations et traitement sur les personnes intersexes/trans, l’accès équitable aux soins et à la prévention, l’ouverture du droit à la PMA, les revendications et frustrations sont nombreuses dans un contexte de crise politique et économique.
Fausses promesses, état d’urgence permanent, précarisation croissante des minorités, c’est évidemment le gouvernement qui se trouve critiqué frontalement, «PS, la fierté c’est pas son genre» pouvait on lire sur  la bannière de tête. »La manifestation « Pride de nuit », se voit comme une alternative à la « Marche des fiertés », qui se tiendra le 2 juillet.
Les manifestants se sont réunis près de la place du Châtelet avant de gagner la mairie du IVe arrondissement via le quartier du Marais, en brandissant des pancartes colorées barrées de slogans comme « PS: Paillettes, mauvaise foi » et scandant « Des droits pour les trans, pas d’état d’urgence » et « Fier, vénère, pas prêt à se taire ».
« Il y a une vraie forme d’hypocrisie du gouvernement, ou de contentement, car ils ont fait le mariage pour tous, alors que ça ne suffit pas », tonne Gwen Fauchois, ancienne présidente de l’association Act up et porte-parole de la manifestation.
Cette manifestation se pose en alternative à la « Marche des fiertés », décalée cette année au 2 juillet afin de permettre aux forces de l’ordre, déjà mobilisées par l’Euro de football, d’assurer la sécurité de la manifestation après l’attaque jihadiste d’une boîte de nuit pour homosexuels à Orlando (Etats-Unis) qui a fait 49 morts le 12 juin.
Lors des prises de paroles, l’association Acceptess T, Outrans et Femmes en Luttes 93 rappellent avec passion et éloquence l’invisibilisation des luttes et des personnes LGBT issues des quartiers populaires. Elles évoquent les multi-discriminations auxquelles certains continuent de faire face régulièrement.