Archives Mensuelles: avril 2016

USA: des sénateurs voudraient recenser le nombre de personnes LGBT

cour supreme USAQuatre-vingt membres du congrès américains – dont de nombreux républicains – ont signé une lettre enjoignant le Bureau fédéral du recensement (rôle assuré en France par l’INSEE) de collecter des données sur la population LGBT afin de mieux cerner ses spécificités et ainsi mieux adapter les politiques publiques au niveau fédéral. Pour justifier cette initiative, les sénateurs soulignent que le Bureau de recensement le fait déjà pour d’autres données. Pour eux, il devrait en être de même pour les données sur le genre et la sexualité :
Cependant,  certains défenseurs des droits LGBT s’inquiètent d’un « fichage » des personnes LGBT à travers le pays.
Certains craignent qu’une telle étude ravive les querelles existantes sur le réel pourcentage de personnes LGBT au sein de la population américaine. Aux États-Unis, le chiffre communément avancé se situe entre 2 et 4% de la population. Néanmoins, les associations LGBT rejettent souvent ces statistiques arguant plutôt le chiffre de 10%. Enfin, un sondage réalisé par Gallup en 2015 auprès de la population américaine a révélé qu’une majorité d’Américains pensaient qu’il y avait 25% de personnes LGBT dans la population.
Cette distorsion entre population réelle et population supposée pourrait s’expliquer par la surreprésentation médiatique dont a bénéficié la population LGBT ces dernières années, notamment avec les nombreux débats autour du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe.

Tunisie : un directeur de lycée refuse d’inscrire un enfant car il est trop efféminé

Ghazi-Mrabet-300x118Un directeur de lycée dans un quartier populaire de Tunis a refuser à des parents qui venaient inscrire leur enfant l’inscription du jeune homme car l’enfant de 14 ans est trop « efféminé »et donc serait homosexuel.
« Votre fils est efféminé. Je le connais dans le quartier depuis qu’il est enfant. Il est certainement homosexuel. Il risque d’influencer les autres élèves. Je ne veux pas d’homosexuels dans mon lycée. Je ne peux pas l’inscrire ».
L’avocat Ghazi Mrabet s’est indigné en partageant ce témoignage sur son profil. Les parents ont du se résoudre à aller l’inscrire dans un autre lycée.
L’homophobie bat son plein depuis quelques temps et de véritables campagnes anti-homosexuels voient régulièrement le jour sur les réseaux sociaux.
Rien ne bouge malgré cette violation évidente des droits humains. En 2016, en Tunisie, l’article 230 du code pénal condamne encore à 3 ans de prison pour sodomie.

Gabriel de Koh-Lanta révele son homosexualité

gabriel

Très discret au début de l’aventure, Gabriel de Koh-Lanta 2016 s’est , dans l’épisode de ce vendredi 29 avril, laissé aller à la confidence au moment du dîner. L’inspecteur de police qui est aussi toiletteur pour chiens a évoqué avec pudeur son homosexualité.Gabriel a montré une nouvelle facette de sa personnalité à ses autres coéquipiers. Alors que Pascal évoque sa vie de famille, le Belge se met à faire des confidences sur les relations qu’il entretient avec ses parents. « Dès que je ferme les yeux, je pense à plein de choses de ma vie personnelle et certain trucs qui me pèse avec ma mère, mon père. Je suis gay, je suis né avec et certains croient que c’est un choix que j’ai fait ».
« Ici, je pense à plein de choses qui concernent ma vie personnelle et notamment à certains trucs qui me pèsent, sur ce que je suis, ce que j’ai dit, que j’étais gay. Je suis né avec. Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas et qui pensent que c’est un choix que j’ai fait mais non ! », lâche-t-il face à la caméra.
Sans que l’on sache précisément ce qu’il a dit aux autres candidats, Gabriel a en tout cas particulièrement ému son grand rival Pascal. « Ça me touche parce que ce qu’il a vécu, ça me fait de la peine », confie ce dernier. Après 27 jours, Pascal voit autrement Gabriel. Mieux se connaître c’est déjà commencé à s’apprécier !
« En fait dans la vie réelle, je ne le cache à personne : dans mon univers personnel mais également dans ma vie professionnelle, auprès de mes collègues policiers. Je ne le crie pas, mais je ne le cache pas. J’ai un copain et c’est comme ça. Je ne vis pas dans un ghetto gay, je n’ai pas besoin de tout ce folklore. Je vis ma vie de mec qui aime un autre mec. Et en général, ça ne choque pas. Je suis né comme ça. Malheureusement ou heureusement. C’est comme ça. Je ne suis ni fier, ni peu fier de ce que je suis. mais une chose est sûre : je n’ai pas choisi d’être comme ça. Et ça, peu de gens le comprennent. Ils croient que c’est un choix. Comme si j’avais choisi de me mettre avec un garçon pour que tout le monde me regarde de travers.
Et je sens que je vais avoir des remarques de gens que je ne connais pas ce soir et qui vont me critiquer sans me connaître. Je m’attends à avoir des commentaires un peu cons. Certains pensent encore que nous, les gays, nous sommes des extra-terrestres. Et j’ai envie de leur dire : je ne l’ai pas fait exprès, ça m’est tombé dessus à la naissance. » explique t’il àVSD
« À un moment, on est fatigué et on oublie les caméras. On se sent tellement bien que quand on me pose la question, je ne me cache pas. J’ai voulu parler de l’incompréhension des parents. Les miens étaient très stricts, ils n’ont pas compris. Ça s’est mal passé et je suis parti vivre ma vie. Je ne comprends pas qu’on puisse renier son enfant. Mais, comme je l’ai dit dans l’émission, à un moment donné, mon père a fait le chemin vers moi.» ajoute t’il

Santé : Les hommes homosexuels plus exposés au suicide avant 26 ans

imgayEtre un homme jeune et homosexuel expose à un risque prononcé de suicide. Si l’association Inter-LGBT avait déjà alerté sur le fait que les personnes lesbiennes, gays et trans se suicident en moyenne quatre fois plus que le reste de la population, une nouvelle étude montre que ce taux de suicide varie au sein même de ces minorités sexuelles. Des chercheurs en santé sociale de l’Ecole d’Hygiène et de médecine tropicale de Londres (Royaume-Uni) ont en effet établi que les hommes bisexuels et homosexuels seraient plus sujets aux suicides avant 26 ans. Leur recherche est publiée dans le Journal of Public Health .
Sept fois plus de risques de faire une tentative de suicide
Les scientifiques se sont intéressés à 5 799 hommes âgés de plus de 16 ans, vivant en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles et ayant une attirance sexuelle pour les hommes. Grâce à une enquête conduite en ligne, ils ont évalué des indicateurs de santé mentale comme la dépression , l’ anxiété et les comportements d’autodestruction (automutilation et tentatives de suicide ). Globalement, le mal-être mental était communément répandu chez ces participants : 21% exprimaient un état dépressif et 17% un état anxieux. Quant à l’autodestruction, 6 ,5% avaient pratiqué une automutilation au cours des 12 derniers mois et 3% avaient réalisé une tentative de suicide sur cette même période. Ces critères étaient particulièrement présents chez les hommes de moins de 26 ans Autre fait marquant relevé par les chercheurs : les hommes de l’étude qui vivent avec leur partenaire masculin expriment une meilleure santé mentale. L’effet protecteur de cette cohabitation serait dû, selon les chercheurs, au bénéfice du soutien psycho-social que confère la vie à deux. Cet avantage en terme de santé a déjà été montré chez les couples mariés .
Lire la suite sur Topsante.com

Dordogne : réunion publique à Bergerac contre l’homophobie

contactEngagée dans la lutte contre l’homophobie, l’association Contact Dordogne proposera sa toute première réunion ouverte à Bergerac, samedi 30 avril
À ceux qui se sentent concernés par les questions gays, lesbiennes, bi ou trans, qui ont des choses à dire sur ces sujets ou qui se posent des questions, l’association Contact Dordogne donne rendez-vous samedi 30 avril, à la maison des associations de Bergerac, à 15 heures.
C’est la première réunion du genre, ouverte à tous, que Contact Dordogne organise ailleurs qu’à Périgueux. Habituellement, les membres de l’association, rattachée au réseau national Contact, animent des groupes d’écoute et de paroles à la Maison des associations de la capitale périgordine (1).
Cette réunion délocalisée a du sens : « Ça faisait longtemps qu’on avait envie de se rapprocher des gens de notre territoire. Tout le monde n’a pas les moyens de venir à Périgueux », indique Béatrice Desmet, chargée de la communication au sein de l’association.
Engagée depuis ses débuts en 2011 dans la lutte contre l’homophobie, Contact Dordogne espère que ses réunions ouvertes attireront de nouvelles têtes. « Ce qui serait vraiment bien, ce serait de voir venir des parents d’homos ou de trans », confie Béatrice. Elle ajoute :
« Pour certains, ça peut être un pas compliqué à faire. Mais il ne faut pas avoir peur. Ce qui se raconte pendant ces séances reste confidentiel. »
Périgord « gay friendly »
Même si le Périgord peut être considéré comme « plutôt gay friendly », le sujet demeure sensible. D’où le rôle de l’association Contact Dordogne qui, en dehors de ces réunions ouvertes, propose sur rendez-vous des entretiens individuels s’adressant aux personnes confrontées à des problèmes relatifs à leur orientation sexuelle ou à l’orientation sexuelle d’un proche.
Si le rendez-vous bergeracois fonctionne, Contact Dordogne pourrait en organiser d’autres, ailleurs en Périgord : « On envisage le nord du département pour commencer, peut-être à Ribérac… » source sudouest.fr

Eurovision : le drapeau LGBT est autorisé mais pas le drapeau Basque

drapeau basqueDans le règlement envoyé en anglais aux participants de l’Eurovision, il est précisé que  » tous drapeaux locaux, régionaux, et provinciaux » sont interdits dans l’enceinte du festival. A ce titre, le drapeau breton et le drapeau corse à la tête de maure n’ont également pas droit de séjour, tout comme ceux présentant des messages publicitaires, des phrases dans une autre langue que l’anglais, tout comme « les drapeaux contenant ou représentant des états que les organisateurs considèrent comme politiques ou religieux en particulier les drapeaux de territoires disputés ».
Seuls sont autorisés les drapeaux nationaux officiels des 42 pays participants au concours. Sont tolérés en plus, les drapeaux officiels des pays appartenant à l’ONU, ainsi que le drapeau de l’Union Européenne et le drapeau arc-en-ciel de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre.
Ce vendredi matin, Iñigo Urkullu, le président du gouvernement basque, a publié un tweet dans lequel il s’indigne que le drapeau basque (ikurriña) fasse partie des étendards interdits à l’Eurovision 2016.
Des consignes strictes ont été envoyées aux participants par mail concernant les drapeaux acceptés ou non dans l’enceinte du Globen, salle où se déroulera le concours les 10, 12 et 14 mai à Stockholm en Suède.
Du coup, Iñigo Urkullu suggère que l’Espagne se retire de sa participation à l’Eurovision 2016.

Canada : une trans’ en une du magazine N°1 des hommes au Quebec

jesyla

Jesyka Szopko, 27 ans, est la première transgenre à faire la une du magazine Summum, le magazine N°1 des hommes au Qubec.
«Jesyka Szopko a pris la décision il y a quelques années qu’il n’y avait rien pour l’arrêter et, pour ce faire, elle a décidé de recommencer sa vie… à zéro!», Jesyka a participé à l’émission «Je suis trans» diffusée sur la chaîne Moi & cie. Sur le site de l’émission, on peut y lire que «Jesyka est née de sexe biologique masculin. Jusqu’à l’âge de ses 21 ans, elle pensait qu’elle était gay. C’est en devenant Drag Queen qu’elle a pu se sentir bien, habillée et maquillée comme une femme. Un jour, sa mère voyant son fils triste et déprimé, lui a demandé s’il était une femme. La réponse était clairement «oui». Jesyka avait toujours su au fond d’elle qu’elle était une femme. Elle donc a débuté sa transition à l’âge de 23 ans.»
La publication de cette une ne fait évidemment pas l’unanimité sur les réseaux sociaux. Alors que certains félicitent le magazine pour avoir pris l’initiative de mettre en vedette une trans, d’autres soulignent que trans ou pas, cette femme sera objectivée.

Colombie: le mariage homosexuel est legal

unionLa Cour constitutionnelle de Colombie a définitivement légalisé jeudi le mariage entre personnes du même sexe. Ce pays devient ainsi le quatrième d’Amérique du sud à autoriser l’union homosexuelle.
Les juges ont affirmé à la majorité que le mariage entre personnes du même sexe ne viole pas l’ordre constitutionnel en vigueur », a déclaré la présidente de l’institution Maria Victoria Calle. « Toute personne est libre et autonome pour constituer une famille en accord avec son orientation sexuelle et en recevant le même traitement et protection garantis par la Constitution et la loi », a-t-elle ajouté.
Début avril, la Colombie avait déjà franchi une étape décisive vers la légalisation du mariage homosexuel, avec un vote favorable de la Cour constitutionnelle salué comme « historique » par la communauté homosexuelle. Réunis en session plénière le 7 avril, six des neuf magistrats de la Cour constitutionnelle avaient voté contre la requête du magistrat Jorge Pretelt, qui entendait nier aux homosexuels le droit à se marier dans les mêmes conditions légales que les hétérosexuels.
La Colombie connaît un vide juridique depuis l’échéance en 2013 du délai donné par la Cour au parlement afin qu’il légifère sur ce thème. Mais la plus haute juridiction a autorisé les couples de même sexe à demander à un juge ou un notaire d’enregistrer leur union civile. En novembre, cette même juridiction avait adopté une décision reconnaissant aux couples homosexuels le droit à l’adoption.

Belgique : la 21e gay pride de Bruxelles aura lieu le 14 mai

gay pride bruxelles

La 21e édition de la Pride aura bien lieu le 14 mai mais sera organisée au Mont des Arts cette année, la Bourse étant devenue un lieu de recueillement après les attentats du 22 mars.
L’événement «doit avoir lieu, plus que jamais», a souligné jeudi Alan De Bruyne, coordinateur de la Pride. «Les gens doivent pouvoir se réunir afin de poursuivre leur chemin vers l’égalité des droits.»
Sous le crédo de «Love is too beautiful to be hidden» (l’amour est trop beau pour être caché), la communauté LGBTIQ (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels, Intersexués, Queers) déambulera dans les rues de Bruxelles à partir de 14h00 depuis les abords de la Gare centrale, selon un parcours adapté pour des raisons de sécurité.
«Il n’y a pas de menace particulière sur la Pride mais nous nous devons de protéger nos citoyens. Le mouvement gay est une des cibles des personnes radicalisées qui ne supportent pas ce mode de vie. Mais nous estimons que chacun a le droit de vivre selon ses choix et qu’en tant qu’autorités, nous devons soutenir ce mouvement», a expliqué le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur.
Les militants défileront cette année sous le signe de la lutte pour les droits des transgenres. «Ce n’est que lorsqu’on fait partie de la catégorie de l’homme ou de la femme que l’on est vu ou entendu. Nous voulons appeler nos politiques à modifier cet état de fait», a expliquer M. De Bruyne.
Les personnes qui ne désirent pas se rendre à Bruxelles pour la Pride sont invitées à célébrer l’événement de chez eux en partageant messages, photos et vidéos sur la page Facebook Pride@home qui sera également alimentée par les organisateurs.
Les festivités commenceront dès vendredi/demain avec la traditionnelle MiniPride, version folklorique de la grande PrideParade, qui effectuera un petit parcours dans Bruxelles.

Les personnes qui s’échangent des sextos ont une vie sexuelle plus épanouie

01Selon une étude présentée à un congrès de psychologie à Toronto et relayée par la Libre.be , l es personnes qui s’échangent des images à caractère sexuel explicites ou suggestives par téléphone ont une vie sexuelle plus épanouie
Les « sexting » ou  » sextos « , pourraient mener à meilleure communication et une plus grande intimité chez les personnes vivant en couple. « Ces observations montrent qu’il y a un rapport étroit entre l’échange de sextos et le niveau de satisfaction sexuelle dans une relation amoureuse », selon Emily Stasko, doctorante en psychologie clinique à l’université Drexel de Philadelphie.
Les résultats ont été obtenus après un sondage mené sur internet auprès de 870 Américains âgés de 18 à 82 ans, lors du congrès de l’Association américaine de psychologie à Toronto.
Les trois-quarts des interrogés, dans une relation sérieuse, ont déjà envoyé des images coquines qu’ils associent à une plus grande satisfaction sexuelle. Cette perception n’était toutefois partagée que par une minorité de célibataires (26%) ou de personnes se disant engagées dans une relation « très sérieuse ».
Des études précédentes avaient plutôt mis l’accent sur les effets néfastes du « sexting », notamment chez les adolescents, qui seraient plus portés à développer des comportements sexuels à risque.