Archives Mensuelles: mars 2016

Arabie Saoudite : La peine de mort pour les personnes qui voudraient faire leur coming out

Des procureurs de la ville saoudienne de Jiddah, la deuxième plus grande ville d’Arabie saoudite, ont requis la peine capitale contre les personnes qui ont leur homosexualité sur internet, selon le journal saoudien Okaz. Ils ont fait cette proposition suite aux douzaines de cas qu’ils avaient investigués lors des six derniers mois. Il s’agît de 35 personnes condamnées à des peines de prison pour sodomie, rapporte le Washington Blade.
D’après Okaz, les autorités de Jiddah ont également traité 50 affaires impliquant des hommes coupables de s’être déguisés en femmes. Un docteur d’une ville portuaire de la mer Rouge a été libéré sous caution après avoir été arrêté pour avoir hissé le drapeau LGBT sur sa maison.
Selon un activiste LGBT, cette proposition des autorités de Jiddah a provoqué l’inquiétude parmi la communauté homosexuelle.
D’après le porte-parole du Département d’Etat américain Chanan Weissman, Washington est « au courant de ces histoires mais ne peut pas vérifier leur véracité.
En réponse, des internautes saoudiens ont commencé à notifier leurs publications avec le hashtag « You will not terrorize me. I’m gay » (« Vous ne pouvez pas me terroriser, je suis gay ») pour exprimer leur protestation contre les sentences requises.
L’Arabie saoudite est un des pays du monde où les pratiques homosexuelles sont punies de mort. Les hommes n’ont pas le droit de se comporter comme des femmes ou de se travestir. La police religieuse saoudienne, qui a pour but de surveiller l’application de la charia dans le royaume, se sert des agents secrets afin de démasquer les personnes qui diffusent du contenu LGBT sur le web.

USA: Donald Trump suggère d’interdire l’avortement et de punir les femmes qui y ont recours

7781975084_donald-trumpDonald Trump a suggéré mercredi de punir les femmes qui avortent avant de revenir sur ses propos .
« Il doit y avoir une certaine forme de punition », a déclaré le milliardaire sur la chaîne MSNBC, interrogé par l’animateur Chris Matthews qui lui demandait s’il « croyait qu’il fallait une punition pour l’avortement » quand « vous dites que l’avortement est un crime ».
Le prétendant à la Maison Blanche a affirmé qu’il fallait « interdire » l’avortement, légal pourtant partout aux Etats-Unis depuis une décision historique de la Cour suprême en 1973 dite « Roe v. Wade ».
Les propos de Trump ont provoqué la colère des pro-choice et de sa rivale démocrate Hillary Clinton qui n’a pas manqué de dénoncer sur Twitter des propos « terrifiants et révélateurs ».
« Vous ne pouvez pas laissez quelqu’un avec ce tel dédain des droits des femmes s’approcher de la Maison Blanche », a-t-elle écrit dans un autre tweet.
Le réseau du Planning familial, qui gère des cliniques où les femmes peuvent avorter, a estimé qu’il s’agissait d’une « incitation à la violence contre les femmes ».
Ses rivaux républicains Ted Cruz et John Kasich, opposés eux aussi au droit à l’avortement, ont condamné les propos de M. Trump, M. Cruz défendant le « respect » des femmes.
Face à ce marasme, Donald Trump est revenu sur ses propos. Il a d’abord publié un premier communiqué pour expliquer que « cette question n’est pas claire » avant de préciser dans un deuxième communiqué qu’il envisageait de sanctionner non pas les femmes, comme il l’avait dit sur MSNBC, mais les médecins, et seulement si une loi interdit l’avortement.
Trump peut toujours essayer de revenir sur ses propos, on l’a bien entendu et très clairement », a-t-elle tweeté.

L’Eurovision peut elle avoir lieu à Moscou

Aux yeux des bookmakers la prochaine édition de la grand-messe de la pop européenne (du 10 au 14 mai prochain) est d’ores et et déjà pliée. Le Russe Sergey Lazarev est donné vainqueur à 7 contre 4 avec son titre «You Are the Only One», loin devant ses rivaux suédois et australien. En cas de victoire, c’est donc à la Russie qu’il reviendra d’organiser le concours 2017, un pays où il ne fait pas bon agiter les drapeaux arc-en-ciel ou se tenir par la main quand on est un couple de même sexe. Un cas de figure qui pourrait rappeler celui des JO de Sotchi, en 2014.
L’Eurovision 2017 risque donc de renvoyer fans et artistes gays au placard. Ou pire: d’en jeter quelques uns en taule en vertu de la loi russe contre la «propagande homosexuelle»? Le site britannique Gay Star News a tenté de se rassurer auprès de l’Union européenne de radio-télévision (UER). Sera-t-il possible aux artistes de montrer un baiser gay ou lesbien sur la scène du concours «en guise de protestation ou de célébration», par exemple? «Utiliser l’événement comme une plateforme pour envoyer des messages politiques n’est pas autorisé, répond l’organisation basée à Genève. L’Eurovision doit rester un programme familial dans tous les pays participants.» Elle rappelle toutefois qu’un groupe finlandais avait mis en scène un baiser lesbien en 2013, sans provoquer une crise diplomatique majeure.
«La priorité sera la sécurité des participants», souligne encore l’Eurovision. Des pays peu accueillants envers les gays et lesbiennes ont déjà organisé le show, comme l’Azerbaïdjan en 2012. Quant à la Russie, elle avait déployé une débauche de moyens pour l’édition 2009. Mais la débauche, c’était quatre ans avant l’introduction de sa loi sur la «propagande homosexuelle», qui réprime les manifestations pour les droits des LGBT sous prétexte de protection des mineurs.
source :360.ch

Mexique : un couple gay bloqué à Mexico avec leurs 3 bébés

01Venu de Nouvelle-Zélande pour recourir aux services de deux mères porteuses mexicaines qui ont reçu les ovocytes d’une donneuse argentine, un couple d’homosexuels se trouve finalement bloqué à Mexico avec trois bébés.
La situation de David et Nicky Leonard Beard est compliquée. Comme les mères porteuses étaient déjà enceintes, ils ne seront peut-être pas inquiétés par la loi mexicaine entrée en vigueur l’année dernière, qui interdit aux homosexuels l’accès aux services d’une mère porteuse sur le territoire. Mais c’est un autre problème qui les retient et promet de « leur faire dépenser une fortune pour rentrer » : l’agence d’adoption de Cancun, qui a jouer les intermédiaires pour régler les frais médicaux, juridiques et la prise en charge des mères porteuses, a disparu avec leur argent.
Depuis, bloqués à Mexico avec les trois bébés, ils réclament des passeports néo-zélandais pour ne pas avoir à attendre des papiers mexicains, et font appel à ces deux gouvernements pour qu’ils mettent un terme à ces démarches administratives et les laisse rentrer chez eux. »
Sources:  Independent, Irish Examiner

USA : Un transgenre défie la loi HB2

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Charlie Comero, un homme transgenre vivant à Charlotte NC, en Caroline du Nord, a décidé de réagir à la loi homophobe signée par le gouverneur Pat McCroryn.
En effet, le Gouverneur a signé un projet de loi controversé visant à interdire aux personnes transgenres d’utiliser les toilettes publiques du sexe auquel ils s’identifient.
Charlie a trouvé un moyen de mettre en évidence les conséquences gênantes, voire dangereuses de cette loi.
Il veut pointer du doigt, par la même occasion, combien celle-ci affectera sa vie quotidienne.
Lorsque l’application du projet sera effective, Charlie Comero distribuera donc de petites cartes informatives à toutes les femmes qui s’interrogeraient sur sa présence dans les toilettes des dames.
« Mon nom est Charlie, je me plie à la loi passée le 23 mars. Je suis un homme transgenre qui préférerait utiliser les toilettes pour homme actuellement. C’est gênant pour chacun d’entre nous. S’il vous plait, dites que vous vous opposez à cette loi ».
« Le but de cette initiative est de montrer l’absurdité de cette loi et d’éduquer les gens sur ce qu’être transgenre signifie » confié Charlie Comero au « HuffingtonPost ».
Pat McCroryn a, lui, jugé nécessaire de se justifier sur Twitter.
« Ce décret était dénué de bon sens, permettant aux hommes d’utiliser les sanitaires des femmes, par exemple. Voilà pourquoi j’ai signé ce projet de loi pour l’arrêter ».

Les ados pensent que le virus du sida peut s’attraper en embrassant quelqu’un

sidactionEn 2016, 30% des jeunes pensent toujours que le virus du SIDA peut se transmettre en embrassant une personne, en s’asseyant sur les toilettes publiques, en buvant dans un autre verre que le sien.
Ce sont les résultats d’un sondage dévoilé ce jeudi 31 mars, réalisé à l’occasion du Sidaction le 1er, 2 et 3 avril prochain.
Chaque année, l’association sonde l’état d’esprit des jeunes Français. En comparaison avec 2015, le constat est inquiétant. Les idées reçues sur les modes de transmission progressent. Par exemple, 20% des personnes interrogées affirment que le virus du sida peut se transmettre en embrassant une personne, ils étaient 15% à le croire en 2015.
Dans le même temps, les jeunes paraissent moins inquiets face à cette menace. 24% des 15-25 ans interrogés déclarent ne pas avoir peur du sida, ils étaient 17% en 2015. Pour autant les jeunes interrogés semblent se rendre compte de leur méconnaissance sur le sujet. La part de cette population à se dire bien informée sur le virus est moins importante qu’en 2015, ils sont 82% contre 89% l’année précédente.
Cela concerne en particulier les 15-17 ans qui doivent faire avec le manque voire l’absence d’enseignement sexuel à l’école. Logiquement, moins bien informés, le taux de jeunes ayant eu recours à un test de dépistage après un rapport sexuel non protégé a chuté de 10 points en un an. Le recul des moyens de dépistage et de la perception du risque de contamination avaient déjà été constatés par le baromètre de l’Ifop en 2015. « Il est urgent de réagir », clame le Sidaction ce jeudi 31 mars en amont des journées d’action.

«Inversions»: la «première revue gay»

inversionsPour la première fois reproduits en fac-similé, les 4 numéros d’Inversions (1924-1925) et le numéro unique de L’Amitié (1925), leur faisant suite, sont accompagnés d’un ensemble de documents et d’une étude historique qui apportent un tout nouveau regard sur la première revue « gay » française.
Il apparaît en effet que les deux garçons venus du Gers, ceux qui furent finalement condamnés à une peine de prison ferme pour avoir été gérants d’une publication contraire aux bonnes mœurs, les dénommés Gustave Beyria et Gaston Lestrade, n’en étaient pas les seuls animateurs. Lors du lancement de la publication, à leurs côtés se trouvaient déjà Claude Cahun, la future surréaliste, et sa compagne Marcel Moore. Cette première équipe rédactionnelle serait bientöt rejointe par le poète Axiéros et par le juriste alsacien Eugène Wilhelm, connu pour avoir collaboré avec Magnus Hirschfeld sous le nom d’emprunt de Numa Praetorius.
Dans les nombreux textes qu’ils donnent à la revue, sous divers pseudonymes, Claude Cahun, en bonne disciple de Havelock Ellis, et Eugène Wilhelm défendent une conception de l’homosexualité qui n’a plus rien à voir avec la criminologie et la pathologie, mais qui relève du « droit commun de l’amour libéré ». Tous les deux méritent désormais d’être reconnus comme des pionniers de la fierté homosexuelle.
L’auteur : Michel Carassou est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les avant-gardes, Dada et le surréalisme, et plus particulièrement sur René Crevel, Jacques Vaché et Benjamin Fondane. Dernier titre paru : Le Surréalisme par les textes en collaboration avec Henri Béhar (Classiques Garnier, 2013). Il a travaillé aussi sur l’histoire de l’homosexualité (Paris gay 1925, Non Lieu, 2009).
Inversions aux Editions Non Lieu ( pour acheter )
Michel Carassou
ISBN 978-2-35270-224-5 -20 €

Elton John se défend des accusations de harcèlement sexuel portées contre lui

elton et son garde du corpsElton John s’est défendue mardi d’accusations de harcèlement sexuel portées par son ancien garde du corps, les qualifiant d' »absolument fausses », par l’intermédiaire de son avocat Orin Snyder.
Il affirme que «les accusations portées par l ‘officier de police décoré, Jeffrey Wenninger, étaient sans fondement et provenaient d’un ex-employé mécontent qui cherche à obtenir indûment de l’argent.»
Wenninger affirme que le chanteur l’aurait touché de façon déplacée à de multiples reprises avec « une fréquence et une intensité » qui se sont accentuées à partir de 2010, d’après une plainte déposée lundi au tribunal Supérieur de Los Angeles.
Jeffrey Wenninger, qui a travaillé pour Elton John jusqu’en 2014, a reçu la Médaille de valeur de la police de Los Angeles (LAPD) en 2007 pour avoir fait partie d’un groupe d’agents ayant secouru 80 personnes âgées d’une maison de retraite en feu.

Les médias gays sont ils racistes

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Les couvertures des magazines LGBT ne montrent que des hommes blancs. Et sont le symbole du journalisme gay.
La communauté LGBT est critiquée pour ses magazines qui ne montrent que des hommes blancs, musclés et génériques sur leurs couvertures. Mais le problème est plus profond. C’est le contenu entier de ces médias qui ne reflète pas la diversité au sein du monde homosexuel dans son ensemble. D’ou la création du hashtag #GayMediaSoWhite.
Depuis le 28 mars, des gays non blancs critiquent l’uniformité de la presse gay internationale, dont les couvertures se ressemblent toutes et excluent systématiquement les noirs, latinos, arabes, asiatiques, etc.
« Tout a commencé grâce au rappeur queer Mikki Blanco, qui a rebondi sur la critique du compositeur Jesse Saint John envers les médias gays plus blancs que les corporations qui, désormais, incluent de plus en plus de visuels non blancs dans leurs publicités. En 2016, nous sommes arrivés dans une situation très ironique. Les grandes marques sont plus inclusives que les médias LGBT, qui, pourtant, devraient montrer l’exemple.» explique Didier Lestrade sur Slate.fr
«Mikki Blanco s’est amusé à publier sur Twitter une série de couvertures de magazines gays avec uniquement des hommes blancs torse nu. Pour ensuite aller à la conclusion évidente, celle que nous sommes nombreux à partager: les médias gays détruisent la culture gay par leur formatage des news et du contenu. Mieux: depuis des années, il est de bon ton de publier des photos d’artistes, modèles ou acteurs hétéros sur les couvertures de médias gays car c’est plus mainstream. Et de leur poser des questions idiotes sur leur première (non-)relation gay lorsqu’ils étaient ados. Ce qui est vraiment le niveau le plus bas du journalisme gay.»
Les gays de couleur dénoncent un traitement médiatique qui privilégie un angle négatif: on parle des Afro-Américains uniquement lorsqu’on mentionne les taux élevés du VIH ou des infections sexuellement transmissibles dans ce groupe, ou des affaires criminelles. Finalement, ce sont les médias gays qui encouragent, par leur inefficacité, le célèbre «No Blacks, No Asians» que l’on voit régulièrement sur Grindr et Scruff. Oui, Mikki Blanco a raison: les médias gays ont un problème d’inclusion.

juste comme ça

Francesc Gasco par Pascual Ibanez Sebastian

Francesc Gasco par Pascual Ibanez Sebastian