L’Afrique du Sud accueillera la conférence sur le sida en 2016

Durban-straende

L’Afrique du Sud va accueillir en juin 2016 la 21e conférence internationale contre le sida (IAS) dans la ville de Durban sur la côte est du pays. Cette conférence réunira des milliers de personnes vivant avec le VIH, militants et activistes de la lutte contre le sida, scientifiques, personnalités politiques, dirigeants internationaux, etc. pour discuter des succès et des défis rencontrés dans le monde entier.
« En plus d’accueillir cette conférence, nous pensons que l’Afrique du Sud apportera une contribution immense au savoir mondial sur le VIH, le sida et la tuberculose », a déclaré le vice-président Cyril Ramaphosa, cité par l’agence de presse chinoise Xinhua (16 novembre). « Nous espérons pouvoir utiliser la Journée internationale contre le sida (1er décembre 2015) pour attirer l’attention sur les nombreux projets locaux, programmes et initiatives qui font une vraie différence dans cette lutte », a-t-il déclaré. L’Afrique du Sud met actuellement en œuvre le plus grand programme de traitement antirétroviral au monde.
« Pourtant nous peinons à réduire les taux de transmission, en particulier chez les jeunes femmes. L’incidence du VIH chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans est plus de quatre fois supérieure à celle des hommes de cette classe d’âge (2,5 % contre 0,6 %), d’après une enquête de 2014. Il faut reconnaître que l’Afrique du Sud n’a pas encore réussi à trouver des mécanismes appropriés pour assurer des ressources et des capacités suffisantes aux organisations de la société civile pour faire le travail essentiel qui est attendu d’elles. Cette session plénière produira un rapport sur le développement d’une stratégie d’implication du secteur privé, pour veiller à ce que le secteur privé soit plus largement impliqué dans la réponse nationale contre le sida », a encore déclaré Cyril Ramaphosa.
« Par le passé, l’implication du secteur privé dans la lutte contre le sida a été fragmentée, avec pour résultat un impact peu optimal. Une recommandation essentielle de cette stratégie est que le Sanac doit renforcer sa relation avec les dirigeants du secteur privé et commencer à reprendre le dialogue avec les hommes d’affaires à tous les niveaux », a-t-il expliqué.
Cette réunion discutera également du programme national sud-africain sur le VIH chez les travailleurs du sexe, qui vise à faire face aux taux de prévalence élevés en particulier chez les femmes travailleuses du sexe. On estime le nombre de Sud-Africains vivant avec le VIH ou le sida à quelque 6,4 millions de personnes, sur une population totale de 53 millions d’habitants, soit le taux de prévalence le plus élevé au monde.

Chine : Les hommes gays les plus touchés par le VIH à Pékin

02Les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) sont parmi les plus touchés par le VIH dans la région de Pékin (Beijing).
C’est ce qu’indiquent les résultats d’une nouvelle étude présentés par Wu Hao, chef de ce projet de recherches et directeur du centre contre la contamination de l’Hôpital Youan de Beijing. Ils indiquent que 80 à 90 % des cas de contamination, en 2015, dans la capitale chinoise, concerneraient des HSH. Selon les statistiques du gouvernement, la proportion était de 73,5 % en 2013 à Beijing et de 82 %, en 2014, rappelle le site d’infos Xinhua (11 novembre).
« À Beijing, les rapports sexuels entre les hommes constituent la plus grosse difficulté en matière de prévention et de contrôle du sida », a expliqué Wu Hao, à l’agence de presse Xinhua. En Chine, de nombreux HSH mènent une vie très secrète, en raison de la honte et de la pression familiale, mais Internet leur fournit davantage d’opportunités pour chercher des partenaires sexuels, a indiqué, de son côté, l’expert du VIH, Shen Zhiyong.

le traitement préventif contre le sida peine encore à s’imposer comme un outil efficace

02La France a annoncé la semaine dernière que le Truvada allait, début 2016, être mis gratuitement à la disposition de personnes non infectées mais très exposées au risque de contamination par le VIH.
Le Truvada est une combinaison d’antirétroviraux du laboratoire américain Gilead mis sur le marché en 2005 en tant que traitement pour les malades du sida, avant d’être validé scientifiquement comme médicament préventif.
Le traitement préventif, également appelé « prophylaxie pré-exposition » (PrEP), est autorisé aux Etats-Unis depuis 2012 pour les personnes séronégatives dont le partenaire est séropositif et pour les toxicomanes s’injectant des drogues.
Depuis 2014, la prescription de ce traitement quotidien – d’un coût élevé (plus de 1.000 dollars par mois) mais généralement pris en charge par les assurances maladies – a été étendue à tous les groupes à risque élevé d’infection, dont les homosexuels n’utilisant pas de préservatif. Mais trop peu y ont recours et « nombre de médecins ne sont pas informés », déplorent les autorités sanitaires américaines estimant qu’un quart des homosexuels et bisexuels actifs et 20% des toxicomanes utilisant des seringues devraient en bénéficier.
En France, où la boîte de 30 comprimés de Truvada coûte 450 euros, les médecins auront le choix entre un traitement quotidien et un à la demande (deux comprimés avant le rapport à risque, un troisième le lendemain et un quatrième le surlendemain). La première modalité de traitement a été validée par des études américaines et britanniques tandis que la seconde n’a été validée que par une étude française.
Confrontée à deux millions de nouvelles infections par an dans le monde, l’OMS recommande depuis l’an dernier que la PrEP puisse être proposée partout aux homosexuels très exposés. En septembre, elle a étendu cette recommandation à toutes les populations exposées à un risque « substantiel », incluant prostituées et utilisateurs de drogues. Malgré une forte mobilisation en Europe, avec un appel soutenu par plus de 80 associations, de nombreux pays hésitent encore.
Pourtant le traitement préventif contre le sida peine encore à s’imposer comme un outil efficace contre un fléau qui continue à tuer plus d’un million de personnes par an dans le monde.

Les hommes optent pour une épilation « intégrale »

Tondeuse-Rasage-Intime

Une enquête menée par la marque de rasoirs Gillette révèle que les hommes sont 1 sur 5  à porter une attention toute particulière à leur entrejambe. Les hommes l’avouent, ils enlèvent les poils disgracieux, et optent parfois même pour une épilation « intégrale ».
Il semblerait que l’homme moderne n’ait plus peur de pratiquer l’épilation pubienne. Et ce serait pour des raisons d’hygiène qu’ils disent adieu à leurs poils, mais aussi pour une vie sexuelle plus épanouie…
Le Docteur Matthew Hall, qui travaille en psychologie sociale à l’Université de Lancaster en Angleterre, estime qu’il y a plus que jamais « une certaine pression sur l’apparence physique des hommes ». Des facteurs tels que la hausse des magazines pour hommes, de l’égalité des sexes et le mouvement gay n’y seraient pas étrangers selon lui. « Les hommes ressentent beaucoup de pression aujourd’hui pour mieux se présenter, il n’y a qu’à voir la quantité de produits dans les supermarchés qui leur est dédiée », explique-t-il. Si les raisons peuvent s’avérer nombreuses, les plus évoquées dans le sondage restent des arguments masculins comme « une meilleure vie sexuelle » et « une meilleure hygiène ».
Une tendance que les annonceurs ont bien comprise, et sur laquelle ils ont misé, avec un autre argument : l’épilation au niveau de l’aine peut améliorer l’apparence du pénis. « Je pense que cette tendance devrait se poursuivre de plus en plus peu importe l’origine social-économique, l’ethnie ou l’âge, et même dans les formes les plus extrêmes comme les cosmétiques », conclut le Dr Hall.

Calvin Klein lance son premier parfum « unigenre »

Calvin Klein lance, aprés son premier parfum unisexe au succès international, CK One imaginé il y a vingt ans un nouveau, surfant sur la tendance actuelle du « no gender ». Plus qu’un parfum mixte, le CK2 est une essence sans genre qui ne s’inspire ni de la femme ni de l’homme. Si pour CK One, il s’agissait de mettre en avant un homme et une femme partageant le même parfum, pour CK2, l’androgynie est de mise. Dans la campagne, tous les couples sont à l’honneur (homos, hétéros…). Une façon pour le créateur de prendre position quelques mois après la légalisation du mariage gay aux Etats-Unis. La bouteille en forme de pilule accueille une fragrance à base de wasabi et d’un fin mélange de notes boisées, de mandarine et de feuilles de violette : « Une nouvelle odeur sans genre qui incarne l’excitation de la vie et qui célèbre la diversité des connexions entre deux individus », selon les termes de la marque. CK2 sera dans un premier temps mis en vente en février 2016 aux Etats-Unis, puis commercialisé dans le reste du monde.

Singapour : Adam Lambert jugé trop gay pour chanter le 31 décembre

adam lambert

« Ma performance pour le passage en 2016 ne sera pas spectaculaire, elle célébrera la grande famille qu’est l’humanité, dans toute sa diversité. Je veux réunir, pas diviser, et je crois en la célébration des cœurs et de l’esprit. J’ai mis au point un show totalement nouveau pour mes fans qui va donner le coup d’envoi à Singapour.  écrit le chanteur sur sa page facebook

Adam Lambert découvert lors de la huitième saison du télé-crochet American Idol a déclenché une polémique Singapour, où il devait faire la première date de sa tournée « The Original High Tour » le 31 décembre prochain et lancer en même temps le compte-à-rebours du Nouvel An. Mais une partie de la population singapourienne a estimé que le chanteur n’était pas représentatif de leurs valeurs.
Une pétition « Contre la performance d’Adam Lambert pour le compte-à-rebours 2016 » mise en ligne le 25 novembre 2015 a obtenue 20.067 signatures . Ils dénoncent la « promotion active d’un mode de vie extrêmement sexualisé et favorable aux droits LGBT, qui sont deux sujets en contradiction avec les valeurs majoritaires des Singapouriens. »
Destinée à la société Mediacorp qui organisait le concert, ainsi qu’aux membres du gouvernement, la pétition mettait l’accent sur le comportement du chanteur « qui s’est livré à des actes sexuels, y compris embrasser un des membres masculins de son groupe sur scène » en novembre 2009, lors des American Music Awards, ainsi que sur son clip « Another Lonely Night » où l’on voit « des gogo-danseuses et des strip-teaseurs se livrer à des actes indécents. »
Une autre pétition, en faveur cette fois du maintien de la performance d’Adam Lambert, a été mise en ligne le 27 novembre. Et en deux jours, elle a récolté 24.722 signatures.
Sur les réseaux sociaux, les internautes se sont également emparés de l’affaire, et certains n’ont pas hésité à tourner en dérision la pétition contre la venue du chanteur. Ainsi, un long statut posté sur une des pages fan d’Adam Lambert donne donc trois autres raisons pour lesquelles le chanteur ne devrait effectivement pas se produire à Singapour: il fait trop chaud et humide à Singapour, Adam Lambert devrait célébrer le Nouvel An avec des gens qu’il aime et qui l’apprécient et surtout « Singapour ne mérite pas d’être honoré par tant de royauté ».

hes

A moins d’une semaine du premier tour, l »association Homosexualités et Socialisme dénonce un « mariage entre LR, UDI et la Manif pouir tous ».
Comme pour les élections municipales et départementales, de nombreux candidat·e·s aux élections régionales sur les listes LR – UDI sortent tout droit de la Manif pour tous », dénonce l »association Homosexualités et Socialisme à moins d’une semaine du premier tour.
« Pour le cas où le message ne serait pas assez clair, les têtes de liste régionales ne rechignent pas à une visite de courtoisie pour flatter l’organisation anti-mariage pour tous, comme le fait la candidate LR – UDI à Paris le 28 novembre », poursuit l’association.
HES (socialistes lesbiennes, gais, bi et trans) souhaite attirer l’attention des électeurs sur les conséquences de ces « mariages pour eux », en cas de victoire des listes de droite ou d’extrême droite.
Si la région n’a, bien sûr, aucune compétence en matière d’état civil, « LMPT fera passer sa police de la pensée sur les actions sociales régionales : suppression du soutien pour les actions de prévention du VIH Sida et les action éducatives contre l’homophobie, attaques contre la vie associative, menaces contre le planning familial… Sous de faux prétextes d’économie, ces micro-budgets régionaux risquent de disparaître pour flatter la passion rétrograde de LMPT. », pronostique HES.
« Avec ce mariage pour eux, l’égalité et l’émancipation ne seront pas à la noce », lance HES comme un slogan.

De son coté, SOS homophobie s’étonne que des candidats, notamment Laurent Wauquiez (Les Républicains–UDI–Modem) en Auvergne-Rhône-Alpes ou Valérie Pécresse (Les Républicains–UDI–Modem) en Ile-de-France, « s’affichent aux cotés de celles et de ceux dont le principal objectif reste de combattre la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe adoptée en 2013 ».
SOS homophobie rappelle qu’au cours des débats autour de cette loi, l’association avait enregistré un nombre de témoignages d’actes homophobes et transphobes sans précédent. Dans ce contexte, l’association condamne tous les propos qui remettent en cause les droits des personnes LGBT et nourrissent ainsi les LGBTphobies.
De la même manière, SOS homophobie s’inquiète de la multiplication des déclarations affirmant vouloir remettre en cause les soutiens financiers apportés aux associations LGBT par les conseils régionaux.
Le 13 novembre dernier, Marion Maréchal-Le Pen, candidate Front National en Provence-Alpes-Côte d’Azur a ainsi déclaré qu’elle supprimerait en cas d’élection toute subvention aux associations LGBT. « Cette suppression remettrait en cause le travail mené par les militant-e-s pour aider et soutenir celles et ceux qui les sollicitent, en particulier les victimes de LGBTphobies », souligne SOS homophobie.
L’organisation regrette que « des femmes et des hommes politiques préfèrent encore aujourd’hui attiser la haine plutôt qu’œuvrer pour une société de respect et de fraternité ».
L’association rappelle « l’importance que chacune et chacun s’engagent clairement et sans aucune ambiguïté en faveur de la lutte contre l’homophobie et la transphobie et pour la reconnaissance des droits et libertés des personnes LGBT et de leurs familles ». (Source SOS homophobie)

Inde : le ministre des Finances appelle la Cour suprême à dépénaliser les rapports sexuels “contre nature”

01Ce Samedi 28 novembre, le ministre des Finances Arun Jaitley, numéro deux du gouvernement fédéral dans l’ordre protocolaire, a provoqué la stupeur en déclarant que la Cour Suprême devrait dépénaliser les rapports sexuels “contre nature”, deux ans après la réintroduction de leur illégalité dans le code pénal. “La Cour Suprême devrait reconsidérer sa décision car elle n’est pas en accord avec l’évolution de la jurisprudence dans le monde”, estime le ministre .
En décembre 2013, cette dernière avait rétabli l’article 377 du code pénal supprimé quatre ans plus tôt, article qui considère illégaux les rapports sexuels “contre nature”.
Ces paroles ont été prononcées au lendemain d’une rencontre entre le Premier ministre et les principaux représentants de l’opposition.
Narendra Modi, le premier ministre, est accusé d’entretenir un climat de tension communautaire sous la pression des fondamentalistes hindous mais alors que la session parlementaire d’hiver vient de démarrer, il doit obtenir les voix de l’opposition pour faire passer ses réformes, notamment au Sénat où son parti,le BJP,  reste très minoritaire.
Les associations de défense des droits des homosexuels restent très méfiantes, de peur que l’article 377 soit instrumentalisé sans que rien ne change au final. Dans son édition du 29 novembre, le Times of India pointe du reste l’ambiguité persistante du gouvernement à cet égard : “Notre journal a toujours milité pour la liberté sexuelle entre adultes consentants et nous saluons la déclaration d’Arun Jaitley. Il serait formidable que la Cour Suprême revoie son verdict mais pourquoi le gouvernement s’en remet-il aux magistrats ? S’il estime que l’homosexualité doive être dépénalisée, pourquoi ne prend-il pas lui-même l’initiative ?” écrivent ils
En juin dernier, alors que les Etats-Unis autorisaient le mariage homosexuel, le ministre indien de la Justice, Sadananda Gowda, avait laissé entendre que l’exécutif étudiait la possibilité de supprimer à nouveau l’article 377 du code pénal, mais deux jours plus tard, il publiait un démenti .

Brésil : le baiser gay de deux acteurs hétéros


L’acteur Bruno Gagliasso a partagé cette image sur Instagram ou il embrasse l’acteur João Vicente de Castro lors de la GQ Men of the Year Awards 2015 au Belmond Copacabana Palace, l’hôtel le plus renommé d’Amérique du Sud à Rio de Janeiro, ce jeudi. « Il n’y a rien de satanique à exprimer son affection, amicale et amoureuse, à un autre homme. L’intolérance et la haine homophobe, ne vous rendra pas plus machos ! » écrit t’il
L’édition brésilienne du magazine GQ décernait son titre d’homme de l’année 2015.Bruno Gagliasso, qui présentait également la soirée, et João Vicente de Castro, sont hétérosexuels et en couple. Bruno Gagliasso a déja joué un gay dans un feuilleton brésilien .

Bruno Gagliasso