Gambie : le Sénégal épinglé pour discrimination sur la base d’orientation sexuelle

conference africaineLa 56éme session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples se tenait à Banjul, capitale de la Gambie, depuis le mardi 21 avril 2015.La Commission africaine dans ses Observations finales a recommandé que le Sénégal « continue de garantir à tous les citoyens les droits et les libertés ».
 Dans sa résolution 275, la Commission africaine a rappelé que le droit à la protection contre la discrimination (Charte africaine, article 2) et le droit à une égale protection de la loi (Charte africaine, article 3) sont garantis à toutes les personnes quelles que soient leur orientation sexuelle réelle ou supposée et leur identité sexuelle.
 Cependant, malgré le fait que des dispositions anti discriminatoires soient garanties par la Constitution du Sénégal, les personnes continuent à être confrontées à des actes de discrimination sur la base de leur orientation sexuelle réelle ou supposée en droit et dans les faits.
 Les autorités sénégalaises ont déjà soutenu que l’homosexualité n’est pas criminalisée en vertu de la loi sénégalaise.
 Toutefois indique le communiqué d’Amnesty les relations sexuelles entre des adultes consentants du même sexe continuent à être criminalisées au Sénégal. « Des hommes et des femmes sont confrontés au harcèlement, à des arrestations arbitraires, à la torture et à des procès iniques parce qu’ils sont soupçonnés d’avoir eu des relations homosexuelles consentantes… Des émissions de radio ont aussi transmis des messages appelant la population à s’en prendre à quiconque est soupçonné d’« être un homosexuel », notamment en lui jetant des pierres. Plusieurs organisations défendant les droits des LGBTI et basées au Sénégal continuent de signaler que des personnes sont arrêtées et détenues sur la base de leur orientation sexuelle ».
 L’environnement homophobe toléré par les autorités sénégalaises et exacerbé selon le rapport par certains médias et groupes religieux Sénégal qui ont créé un climat de peur parmi les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuelles (LGBTI) et notamment parmi les défenseurs et les militants des droits de l’homme travaillant sur ces questions qui craignent des représailles et des poursuites.
 La Commission Africaine des Droits de l’homme et des peuples demande au Sénégal de réviser la législation nationale qui favorise la discrimination, l’engagement de poursuites judiciaires et la punition de personnes uniquement sur la base de leur orientation ou identité sexuelles. Ceci devrait comprendre la révision de la loi qui criminalise explicitement les relations sexuelles entre adultes consentants du même sexe (article 319 du Code pénal) ; mettre un terme aux arrestations d’individus en vertu de l’article 319 et libérer inconditionnellement et sans délai toute personne détenue sur la base d’orientation sexuelle

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Classé dans homophobie, info, internationnal

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