« courage « : un groupe catholique de soutien aux personnes éprouvant une attirance homosexuelle

courageIl y a quelques mois, « Courage », un groupe de soutien aux personnes éprouvant une attirance homosexuelle, a vu le jour en France. Son but est d’aider les homosexuels à vivre dans la chasteté : L’Apostolat Courage offre un « soutien spirituel aux personnes ressentant une Attirance pour le Même Sexe (AMS) et qui désirent vivre la chasteté selon les enseignements de l’Église catholique ».
 Éprouver une AMS ne constitue pas un péché : l’Église distingue bien le fait de ressentir une AMS, non choisie par la personne, et l’accomplissement d’actes homosexuels. peut on lire sur le site .
 « Le mérite de l’apostolat Courage réside dans le fait qu’il a su, depuis près de 40 ans, proposer un soutien aux personnes ressentant une AMS sans les juger ni les condamner, tout en demeurant fidèle au Magistère de l’Église sur la chasteté. Ces désirs homosexuels ne constituent en aucun cas une identité : on est d’abord homme ou femme, enfant de Dieu, appelé à la sainteté. On ne peut jamais définir une personne à partir de ce qu’elle ressent. »
 Il est vivant! le magazine catholique consacre à la question un dossier de 14 pages, alternant témoignages et articles de réflexion.
 Il est vivant -N°324 –  Mars/Avril 2015 – Attirance homosexuelle, accompagner les personnes
 Pour la première fois cet été, un parcours sera proposé à Paray-le-Monial aux personnes éprouvant une attirance homosexuelle, du 15 au 20 août.

Quebec : l’Estrie lance une campagne pour intervenir en milieu scolaire pour démystifier de l’homosexualité

gris-financementLe Groupe régional d’intervention sociale de l’Estrie, une région administrative du Québec,  a procédé au lancement de sa campagne de financement lundi matin. L’ex-ministre de la Santé, Réjean Hébert, et la femme d’affaire, Renelle Anctil, ont accepté la présidence d’honneur.
 Le Groupe régional d’intervention sociale de l’Estrie veut favoriser l’intégration et l’amélioration des conditions de vie des personnes de minorités sexuelles. Pour ce faire, elle offre des ateliers interactifs de démystification de l’homosexualité et de la bisexualité, principalement dans les établissements scolaires. L’équipe d’intervention du GRIS Estrie est composée d’une vingtaine de bénévoles gays, lesbiennes, bisexuels ou bisexuelles ayant suivi une formation rigoureuse.
 Non seulement cette campagne de financement espère recueillir 20 000 $, l’organisme souhaite également qu’elle brise des préjugés. « Notre campagne 2015 permettra de poursuivre nos intentions de démystification de l’homosexualité et de la bisexualité qui contribuent à la lutte contre l’intimidation et l’homophobie », croit la présidente du GRIS Estrie, Myriam Pelletier Gilbert.
Lui-même homosexuel, le Dr Réjean Hébert n’a pas hésité à accepter la présidence d’honneur. « C’est aussi à ça que sert le GRIS : offrir des modèles positifs à certaines personnes qui devront s’avouer la même chose. Nombreux sont les Estriens qui ont un frère, un parent, une tante, une cousine, un ami qui se définit comme homosexuel ou bisexuel. Les actions du GRIS concernent donc toute la population puisqu’elles aident les gens à mieux comprendre leur réalité », soutient-il.
 C’est autour de la table, lors d’un repas de Pâques il y a quelques années, que Réjean Hébert a annoncé à ses enfants qu’il est homosexuel.
 «J’avais 40 ans quand je me suis révélé que je suis homosexuel. Ce moment pour moi a été un grand soulagement», a raconté l’ancien député de Saint-François non sans émotion, lors du lancement de la campagne de financement du Groupe régional d’intervention sociale de l’Estrie (GRIS Estrie).
 «Mes enfants étaient jeunes. Ils m’ont demandé si j’allais continuer à les aimer quand même. J’ai répondu évidemment que oui. Mes enfants sont partis jouer dans le sous-sol. Moi j’ai continué à pleurer assis à la table de la cuisine.»
 C’est pour soutenir les interventions de démystification de l’homosexualité et de la bisexualité que l’ancien ministre de la Santé et des services sociaux a accepté d’être président d’honneur, avec la femme d’affaires Renelle Anctil, de la campagne de financement du GRIS Estrie.
 L’argent amassé servira à financer, entre autres, des interventions en milieu scolaire. Au cours de la dernière année, 1500 jeunes ont été rencontrés par l’organisme.

USA: un sex-toy pour aider les couples lesbiens à concevoir un enfant

Stephanie Berman a inventé le premier sex-toy qui peut rendre une femme enceinte. « The Semenette » est un godemiché conçu avec au bout un petit trou permettant à la semence d’être expulsée. « Un tube interne spécialement conçu est intégré à une pompe censée permettre aux personnes de reproduire l’acte sexuel et l’éjaculation », peut-on lire sur le site du sex toy, qui coûte $140 (130€).
Tout a commencé lorsque la créatrice du sex toy, a voulu avoir un enfant avec sa femme. Elles n’avaient pas les moyens de financer une fécondation in vitro et décident alors de tenter l’insémination « sauvage », à l’aide d’une « poire à jus ». Certaines femmes utilisent aussi des seringues.
Elle a eu l’idée de créer The Semenette, afin de se sentir plus impliquée dans la conception et plus proche de sa partenaire.
Stephanie Berman et sa femme ont elles-mêmes testé le jouet en juin 2013, deux fois. Elles avaient trouvé un donneur qui était proche d’elles et prêt à les aider. Cette fois, l’expérience les ravit: « c’était elle et moi nous sentant vraiment connectées et impliquées, et comme je n’allais pas porter l’enfant, ça m’a permis de sentir que j’avais vraiment ma place dans la conception de notre de fille », expliquait-elle récemment au Huffington Post Live. Après ces deux tentatives, sa femme était enceinte.
La conceptrice du Semenette tient à préciser que son produit n’est pas conçu uniquement pour les lesbiennes mais aussi pour les personnes transgenres et pourquoi pas pour les hommes qui ont des dysfonctionnements érectiles.

Grande Bretagne : Le frère d’une des victimes des premiers mariés homosexuels en prison condamne le mariage

Mark-Goodwin-Mikhial-GallationovMarc Goodwin et Mikhail Gallatinov se sont mariés, vendredi 27 mars, au sein de l’établissement pénitentiaire de Full Sulton (Royaume-Uni). L’annonce de l’union de ces deux hommes, dont l’un a été condamné pour un meurtre homophobe, avait été révélée fin février dans les médias anglais. Les deux hommes sont devenus les premiers mariés homosexuels en prison répertoriés au Royaume-Uni.Le ministère de la Justice du Royaume-Uni a précisé que les jeunes mariés ne seraient pas autorisés à partager une cellule.
Marc Goodwin et Mikhail Gallatinov se sont mariés en costume dans la bibliothèque de la prison dans laquelle ils se sont rencontrés, en présence de quelques proches. Marc Goodwin, 31 ans, a été condamné en 2007 pour avoir battu à mort Malcolm Benfold, un homosexuel de 57 ans, il était à la tête d’un gang réputé pour ses actes de violence ciblant les gays.
Son époux, Mikhail Gallatinov, 40 ans, a été condamné en 1997 à vingt ans de prison pour le meurtre d’Adrian Kaminsky. Il avait étranglé ce jeune homme de 28 ans après lui avoir donné rendez-vous sur un site de rencontre homosexuel. « Un meurtre cynique, glaçant », avait déclaré le juge à l’époque. L’homme était également suivi par la police pour des faits de pédophilie.
Le frère de Malcolm Benfold, la victime de Marc Goodwin, a critiqué les autorités qui, selon lui, n’ont pas pris la peine de consulter les familles avant d’autoriser ce mariage. «Je suis dégoûté. Comment pouvez-vous tuer un homme pour son homosexualité, puis être autorisé a effectué un mariage gay en prison ? Je ne comprends pas la logique», s’est énervé Tony Benfold.

Gambie : Yahya Jammeh refuse d’assouplir ses lois anti-gay

Yahya_JammehLa Gambie a fait preuve de mépris à l’égard de la communauté internationale en refusant tout un ensemble de recommandations visant à remédier à la détérioration de la situation des droits humains, a déclaré Amnesty International.
 Le gouvernement gambien n’a accepté que 93 des 171 recommandations émises dans le cadre de son Examen périodique universel (EPU) aux Nations unies, à Genève.
 « Le nombre élevé de refus sur des questions cruciales en matière de droits humains montre que le gouvernement est peu disposé à remédier à la situation déplorable des droits humains – et notamment aux restrictions injustifiées au droit à la liberté d’expression, aux disparitions forcées et au recours à la torture pour étouffer l’opposition », a déclaré Sabrina Mahtani, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.
 « Les défenseurs des droits humains, journalistes et personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées sont pris pour cibles, et la situation des droits humains en Gambie continuera à se dégrader à moins que la communauté internationale ne s’emploie à inciter la Gambie à adhérer véritablement aux recommandations qu’elle a rejetées. »
 Durant son EPU, la Gambie a répondu à 171 questions, commentaires et recommandations émanant de plus de 60 pays exhortant les autorités à en faire plus pour promouvoir et protéger les droits humains.
 Bien qu’il ait ajourné l’adoption des conclusions de l’EPU la semaine dernière à la dernière minute, le gouvernement a déçu en s’abstenant d’envoyer une délégation à Genève, choisissant plutôt de soumettre ses réponses par écrit.
 Le Gambie n’a pas accepté les recommandations concernant la ratification de la Convention des Nations unies contre la torture, émises par 13 États, ou portant sur l’abolition de la peine de mort. Le gouvernement a également rejeté la dépénalisation de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, ainsi que la coopération avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Il a également refusé les recommandations l’invitant à modifier la législation afin de lever les restrictions pesant sur la liberté d’expression.( …)
 Le président Yahya Jammeh a signé en octobre 2014 une modification apportée au Code pénal qui introduit des peines encore plus sévères pour les personnes LGBTI, désormais passibles de la réclusion à perpétuité pour « homosexualité aggravée ». Et ce, malgré de nombreuses recommandations visant à l’en dissuader durant l’EPU. Au moins 14 personnes ont été arrêtées en novembre et décembre 2014 en raison de leur orientation sexuelle présumée.
 Depuis début janvier 2015, les organes gambiens chargés de l’application des lois ont arrêté au moins 30 proches de personnes soupçonnées d’avoir pris part au coup d’État manqué du 30 décembre 2014. Certaines personnes ont été remises en liberté mais d’autres n’ont pas reparu depuis près de trois mois et on ignore combien se trouvent encore en détention au secret.

court métrage gay : Park Bench

Vidéo

Un jeune homme timide qui désire vraiment rencotrer quelqu’un trouve une occasion de le faire quand un bel inconnu se trouve de façon inattendue à côté de lui sur un banc dans un parc.
Avec : Clayton Froning & Brian Neufang
écrit et réalisé par Jim et Eli Le Benavidez
musique de Hamdija Ajanovic
* Arizona International Film Festival (2007) *
* Festival de Peoria (2007) *
* Sedona Festival International du Film (2007) *
* Toronto Inside Out Gay & Lesbian Film Festival (2007) *
* Paris Gay & Lesbian Film Festival (2007) *

Japon : Un arrondissement de Tokyo reconnaît les couples homosexuels

shibyaLes autorités du quartier de Shibuya,un arrondissement de Tokyo ont voté mardi une résolution l’autorisant à délivrer un certificat d’union aux couples homosexuels, un projet inédit de reconnaissance symbolique dans l’archipel où la constitution interdit les mariages entre personnes du même sexe.
 Promouvoir la diversité et l’égalité, tel est l’objectif de cette initiative, bien que dépourvue de valeur légale. La municipalité souhaite notamment encourager les hôpitaux et agences immobilières à traiter sur un pied d’égalité couples hétéro ou homo.
 Au Japon, les personnes homosexuelles ont en effet souvent des difficultés pour louer un appartement. Il arrive aussi qu’elles se voient refuser la visite d’un(e) partenaire hospitalisé(e) faute de pouvoir prouver un lien officiel.
 La décision a été approuvée par la majorité des membres du conseil municipal, à l’exception de ceux appartenant au Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite) du Premier ministre Shinzo Abe. Des voix critiques se sont élevées par ailleurs dans la société civile, certaines organisations redoutant que l’instauration d’un tel cadre « accentue encore le faible taux de natalité du Japon ».
 Shibuya, quartier central de Tokyo onnu comme étant le siège de nombreuses jeunes entreprises, d’ambassades et de lieux branchés, compte quelque 217.000 habitants, dont près de 10.000 étrangers. D’autres autorités, comme l’arrondissement voisin de Setagaya ou encore la ville de Yokohama, en banlieue de Tokyo, ont également émis le souhait de reconnaître les couples homosexuels.

Les homosexuels restent exclus du don du sang

don du sangLe Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) pense que l’exclusion permanente des homosexuels du don du sang doit être maintenue pour l’instant, et prône une réflexion collective et de nouvelles recherches avant toute modification.
 « Au stade actuel des connaissances, et tant que les réflexions, évolutions et recherches demandées n’auront pas abouti, toute modification des contre-indications exposerait à des risques médicaux qui doivent être pris en considération d’un point de vue éthique », indique le CCNE dans un avis rendu public mardi.
 Ces risques sont, selon le CCNE, « liés aux incertitudes scientifiques actuelles mais aussi à une absence d’évolution des campagnes d’information qui permette une véritable responsabilisation des personnes qui ont eu des comportements à risques récents ».
 L’avis du CCNE avait été sollicité par la ministre de la Santé Marisol Touraine, suite à des évolutions intervenues dans plusieurs pays occidentaux et aux demandes pressantes de plusieurs associations assimilant cette interdiction du don du sang à une forme de discrimination sur l’orientation sexuelle.
 Les homosexuels sont exclus de la collecte du sang en France depuis 1983 en raison d’un risque accru de contamination par le virus du sida.
 Leur exclusion est permanente contrairement aux hétérosexuels qui font seulement l’objet d’exclusions temporaires (en général quatre mois) lorsqu’ils ont eu des rapports sexuels à risques (non protégés ou avec plus d’un partenaire au cours des 4 derniers mois).