Archives Mensuelles: février 2015

Mexique : un couple homosexuel espagnol ne peut pas obtenir des papiers d’identité pour leurs bébés nés par GPA

Antonio Fernandez et Luis Delgado avec leurs bébés

Antonio Fernandez et Luis Delgado avec leurs bébés

José Antonio Fernandez et Luis Delgado, un couple mariés espagnol ont eu la joie d’avoir deux beaux bébés, Olivia et Marco le 6 janvier dernier Mais la joie de la naissance de leurs jumeaux issus d’une mère porteuse a été de courte durée : ils ne parviennent pas à obtenir des papiers d’identité. L’état de Tabasco  est le seul Etat du pays à reconnaître la gestation pour autrui (GPA) depuis 1997 et à ne pas l’interdire aux étrangers ni aux homosexuels.
Malheureusement, ce couple espagnol attend depuis presque deux mois que le ministère des Affaires étrangères mexicain leur adresse les passeports de leurs enfants.
A cause d’une absence de réglementation au niveau fédéral sur la GPA et la volonté des pères d’enregistrer leurs enfants sans qu’apparaisse le nom de la porteuse, les choses sont devenues compliquées .L’ambassade d’Espagne ne peut leur délivrer de passeport car le nom de la mère est obligatoire ce qui est demandé aussi par l’administration mexicaine
Il y a à l’heure actuelle «au moins sept procédures en cours» concernant des couples étrangers ayant sollicité des passeports pour des enfants nés de mère porteuse, se sont contentées de déclarer les autorités, qui disent les analyser «très attentivement pour respecter les droits des mineurs».
Le Tabasco, frontalier avec le Guatemala, est devenu une destination «très prisée» pour la GPA en raison de ses prix (40.000 dollars au lieu de 100.000 aux Etats-Unis), notamment depuis que l’Inde a décidé en 2013 de l’interdire aux couples homosexuels et aux célibataire étrangers, explique la présidente de l’ONG mexicaine Groupe d’information sur la reproduction choisie (GIRE), Regina Tamés.

Nantes: Un manifestant porte plainte pour insultes homophobes contre la police

manifestationUn Nantais de 24 ans a déposé plainte contre la police nationale, lundi, pour «violence par personne dépositaire de l’autorité́ publique et injures discriminantes envers une orientation sexuelle».
Le jeune homme, membre du collectif QueerFarnaüM défendant notamment la cause des femmes et personnes homosexuelles, prétend avoir été victime d’insultes homophobes de la part de plusieurs fonctionnaires de police en uniforme, lors d’un contrôle à l’issue de la manifestation «contre la répression policière», samedi dernier en centre-ville de Nantes, à laquelle il avait participé.
«On lui a vidé́ son sac à̀ dos par terre. Un des policiers est tombé sur un guide sur le consentement homosexuel qui était dans le sac à dos, raconte le collectif QueerFarnaüM. Il l’a montré à notre ami en souriant : « un peu osé comme littérature, non?…. Vous êtes dégueulasses! »»  Tout de suite après, on lui a demandé où il se rendait, et alors qu’il indiquait qu’il allait chez son compagnon,  un policier lui a lancé : «vous allez vous reproduire?.»
Une enquête a été ouverte «Nous devons une fois de plus rappeler que l’homophobie n’est pas une opinion mais un délit, et les représentants de l’ordre ne sont pas au-dessus des lois», dénonce Queer FarnaüM.
La plainte a été transmise au parquet de Nantes. Une enquête est en cours. «L’affaire est prise au sérieux» rapporte-on, pour l’heure, dans l’entourage du directeur départemental de la sécurité publique.

The Walking Dead, saison 5: la vague de réactions homophobes touche la France

L’annonce du couple que forment Aaron et Eric, deux protagonistes de la série The Walking Dead, a suscité une forte vague de réactions homophobes sur les réseaux sociaux.
En effet, à la fin de l’épisode 11 de la saison 5, Eric a été présenté comme étant le compagnon d’Aaron.
Le baiser échangé entre les deux acteurs a choqué les spectateurs.
Que ce soit aux Etats-Unis ou en France, les adeptes de la série ont fait part de leur « dégoût » concernant l’apparition de ce couple gay.
Des tweets, plutôt violents ont fait leur apparition sur le réseau social Twitter .

mophobie

34 Countries in Europe Make This Nightmare a Reality ou la violence transphobe ordinaire dans 34 pays européens

Transgender Europe a lancé une campagne rappelant que dans 34 pays européens, on contraint les personnes trans’ à divorcer, à être considérées comme des malades mentales ou à être stérilisées.
Transgender Europe publie une vidéo montrant les obstacles faits aux personnes trans pour accéder à la reconnaissance juridique. Ce clip de sensibilisation dénonce l’humiliation, la discrimination et la violence transphobe ordinaire qui a cours dans 34 pays européens
«En raison de ces procédures humiliantes, plusieurs personnes trans’ ne sont pas en mesure – ou refusent – de faire changer leur nom légal ou leur genre, indique TGEU dans un communiqué. Cela signifie qu’elles ont un passeport et des documents d’identité qui ne correspondent pas à leur identité et à leur apparence. Quand il leur faut prouver leur identité, par exemple lors d’un voyage, de l’ouverture d’un compte en banque ou de la location d’un appartement, les personnes trans’ peuvent être forcées de dire qu’elles sont trans’, accusées de frauder, et devenir la cible d’humiliations, de discrimination et de violence.»
Pour la directrice exécutive de TGEU Julia Ehrt, «les États à travers l’Europe continuent à violer les droits des personnes trans’ en maintenant des pratiques inhumaines» qui forcent les personnes trans’ à vivre sans «la dignité et le respect» qui leur sont pourtant garantis en droit. L’organisation rappelle que le Danemark permet depuis plusieurs mois un changement d’état civil simplifié et que des avancées similaires sont attendues à Malte où le gouvernement prépare un projet de loi.

Russie :Un homosexuel tué de 26 coups de couteau près de St-Pétersbourg

Deux jeunes Russes ont été arrêtés près de Saint-Pétersbourg, soupçonnés d’avoir tué de 26 coups de couteau un homosexuel qu’ils accusaient de harcèlement sexuel.
Le cadavre de l’homme de 38 ans lacéré de coups de couteau avait été retrouvé dans la nuit de lundi à mardi dans une localité de la région de Vsevolojsk (nord-ouest), non loin de Saint Pétersbourg .
La police a arrêté dans les jours qui ont suivi deux hommes âgés de 20 et 21 ans, soupçonnés d’être les auteurs du meurtre, qui a eu lieu après une soirée arrosée.

Un document consacré au Refuge, réalisé par Sonia Rolland bientôt sur Téva

sonia rollandSonia Rolland a travaillé sur un documentaire intitulé « Carte blanche : du rejet au refuge ». En collaboration avec Pascal Petit, l’ancienne reine de beauté se penche sur les difficultés rencontrées par les jeunes homosexuels rejetés par leur famille à cause de leur sexualité.
Dans ce documentaire, Sonia Rolland se penche sur le parcours de jeunes hommes et de jeunes femmes rejetés par leurs familles après leur avoir appris leur homosexualité. « Le refuge », c’est justement le nom de l’association qui s’occupe d’accueillir ces jeunes de 18 à 25 ans mis sur la touche, abandonnés et reniés, en leur offrant une écoute et un hébergement d’urgence.
Partie en immersion au sein de l’association, en situation de précarité, elle raconte ses rencontres avec eux, avec les bénévoles et les parents
Le Refuge est la seule structure en France, conventionnée par l’État, à proposer un hébergement temporaire et un accompagnement social, médical, psychologique et juridique aux jeunes majeurs victimes d’homophobie ou de transphobie. Ces jeunes ont besoin d’une prise en charge spécifique et d’une écoute rassurante et déculpabilisante, d’autant plus nécessaires qu’ils sont victimes de préjugés et de discriminations au sein même des populations marginalisées et que le personnel des structures d’hébergement traditionnelles n’est pas formé spécifiquement. La structure offre un accompagnement d’un mois renouvelable, éventuellement un hébergement temporaire au sein de ses appartements-relais, ce qui permet au jeune de se stabiliser avant d’acquérir progressivement son indépendance financière et matérielle. Il décide lui-même s’il souhaite retourner dans sa famille – la structure engage alors un travail de médiation familiale – ou de faire une rupture totale. Tout au long de son accompagnement, une équipe de professionnels et de bénévoles l’entoure afin de l’aider à se reconstruire et à trouver une voie professionnelle dans laquelle s’insérer.

USA: le nouveau secrétaire d’État à la Défense favorable à l’intégration des transsexuels dans l’armée

Ashton-CarterEn visite à sur la base aérienne de Kandahar dans le sud afghan , le secrétaire d’État à la Défense Ashton Carter, a été questionné au sujet de la situation des personnes trans’ qui servent dans l’armée. «Ce n’est pas quelque chose que j’ai beaucoup étudié depuis que je suis devenu secrétaire à la Défense, a-t-il d’abord admis. Mais je prends cette question comme un point de départ fondamental, qui est que nous devons rendre nos conditions et nos expériences de service aussi attractives que possible pour les personnes les plus qualifiées de notre pays. Et je suis très ouvert sur cela, que ce soit concernant leurs vies personnelles ou leurs tendances, à condition qu’elles puissent faire ce que nous attendons d’elles. Seront-elles d’excellents membres des forces armées? Et je ne crois pas que rien hormis leur compatibilité avec le service ne devrait les en empêcher.»
C’est le Dr. Jesse M. Ehrenfeld qui a interrogé Ashton Carter au sujet de la place des transexuels dans les forces armées américaines.
« Je suis perpétuellement frappé par la façon dont ces personnes qui risquent leur vie chaque jour pour mener notre mission, vivent dans la peur non pas de l’ennemi, mais plutôt dans celle d’être découvertes pour ce qu’elles sont, a-t-il expliqué. J’espère qu’un jour, cette politique dépassée qui exclut les personnes transexuelles sera levée ».
La réponse d’Ashton Carter a été accueillie avec enthousiasme de la part de l’American Military Partner Association, une organisation de soutien aux personnes LGBT, qu’elles soient issues des rangs de l’armée, leurs proches et leurs familles, ou des vétérans.

Corée du Sud: scandale après le baiser échangé par deux jeunes filles à la télé

coree du sud baiser lesbienLe baiser inédit entre deux lycéennes lors d’un épisode d’une série télévisée très regardée en Corée du Sud soulève la polémique .
Diffusé ce mercredi, l’épisode de la série « Les enquêtrices du lycée pour filles de Seonam », montre deux lycéennes échangeant un baiser pour la première fois.
Après la diffusion de l’épisode, de nombreuses plaintes auraient été reçues. C’est ce qu’affirme l’Autorité de régulation de l’Audiovisuel et de l’Internet.
Jamais jusqu’alors, deux femmes ne s’étaient embrassées sur la bouche sur le petit écran sud-coréen.
« Nous allons examiner cette affaire pour déterminer s’il y a eu une violation des règles de diffusion », a déclaré l’Autorité dans un communiqué. L’homosexualité n’est pas illégale en Corée du Sud mais elle est encore très mal acceptée dans la société.
Un porte-parole de la chaîne câblée, qui diffuse la série, a expliqué que ce baiser était indispensable à l’intrigue.
Il y a peu, une autre série sud-coréenne, « Tue-moi, Guéris-moi », avait montré une scène de baiser entre deux hommes.
Cette controverse survient au lendemain de l’abolition par la Cour constitutionnelle d’une loi controversée sur l’adultère qui faisait des relations extra-conjugales un délit passible de prison depuis plus de 60 ans.

USA: le Kansas abroge les lois de protection contre la discrimination LGBT

Sam BrownbackLe gouverneur du Kansas, le républicain conservateur Sam Brownback, a abrogé, début février,  les lois de protection contre la discrimination LGBT pour les employés mis en place par l’ancien gouverneur démocrate Kathleen Sebelius en 2007, qui avait étendu les protections de non-discrimination pour les employés LGBT pendant son mandat.
Dorénavant, les travailleurs du Kansas peuvent être renvoyés parce qu’ils sont homosexuels, transsexuels ou bisexuels.
Brownback se défend en prétendant vouloir « assurer que les travailleurs jouissent des mêmes droits civils que les citoyens du Kansas, sans créer de nouvelles classes protégées ».
Pour l’activiste LGBT Thomas Witt, directeur exécutif pour l’Egalité du Kansas, a expliqué dans un communiqué la signification de cette prérogative pour les employés LGBT: « Si vous travaillez pour l’Etat, et avez fait votre coming-out tout en sachant que cela était protégé par la loi contre le fanatisme, cette protection n’existe plus. Votre part de rendement dans votre travail ne sera plus évaluée selon la qualité et les aptitudes, mais selon votre orientation sexuelle »
Brownback a publié un décret supprimant l’identité de genre et l’orientation sexuelle dans les classes du Kansas pour protéger les employés du gouvernement, qui comprennent la race, la couleur, le sexe, la religion, l’origine nationale, l’ascendance ou l’âge.
Actuellement aux Etats-Unis, 18 Etats interdisent la discrimination sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre pour tous les résidents, les travailleurs compris. Certains d’entre eux incluent les lesbiennes, les gays et les bisexuels, mais pas les transsexuels. Huit Etats protègent par la loi les employés LGBT, et trois d’entre eux excluent les transgenres.

Espagne : un curé refuse l’entrée à la messe à une mineure transgenre

espagneAlberto, 14 ans, est né garçon, mais s’identifie comme une fille, qui aime être appelé María José. L’adolescente, originaire de la commune d’Umbrete, dans la province de Séville, souhaitait cette année participer à un hommage aux femmes qui s’habillent en flamenco au Salon du Moût et de l’Olive.
Elle avait le soutien de sa mère et était très heureuse
Mais 3 jours avant l’événement, le conseiller municipal des Célébrations, José Llorente, est venu annoncé à la mère de María José, qui était d’accord pour que sa fille participe à la messe, que l’enfant ne pouvait pas assister à la messe « parce que le prêtre de la paroisse a refusé» En effet, le curé de l’Eglise, frère Guillermo, n’a pas autorisé la jeune fille à participer à la messe à laquelle toutes les autres femmes allaient être, et cela en raison de sa transsexualité. « Le curé a peur que les gens du village ne rejettent la faute sur lui parce qu’il a permis à un garçon vêtu d’une robe de flamenco d’entrer dans l’Eglise », affirme le conseiller
Comme s’il s’agissait d’une fête caritative, ils ont proposé à la jeune transsexuelle de rester à l’intérieur de la Mairie pendant l’eucharistie, lui proposant même de garder les clefs.  « Je ne veux pas des clefs de la Mairie. Je n’ai à me cacher de personne. Je resterai devant la porte de l’église ». expliquait Maria José
Pour le Maire d’Umbrete, Joaquín Fernández Garro, c’est un membre de la Commission des célébrations qui a parlé de l’affaire au frère Guillermo, et que c’est à ce moment-là que ce dernier a pris la décision de ne pas autoriser la jeune trans à participer à la messe . « Je ne suis pas d’accord avec le curé et avec le fait que des personnes soient discriminées sur leur sexe. Nous avons un respect absolu pour ce collectif », signale le Maire.