Canada : le première chaire de recherche sur l’homophobie fête ses deux ans

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) a célébré a célébré les deux années d’existence de la chaire de recherche sur l’homophobie. Première chaire du genre au Canada, elle compte déjà à son actif deux colloques majeurs, plus de 26 conférences et séminaires de même que la mise en place d’un programme de bourses d’études annuelles en vue de soutenir la relève en recherche. La Chaire de recherche sur l’homophobie associe des partenaires gouvernementaux, communautaires et universitaires souhaitant contribuer à la reconnaissance des réalités des minorités sexuelles par l’approfondissement des connaissances les concernant et la mobilisation des connaissances acquises dans l’élaboration, l’implantation et l’évaluation de programmes et de mesures de lutte contre l’homophobie..Sa création reflète la volonté du gouvernement québécois de lutter contre l’homophobie sous toutes ses formes. En 2007, le rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) montrait clairement les différents types de discriminations et de marginalisations vécues par les minorités sexuelles au Québec. L’homophobie est donc toujours présente alors que la loi interdit la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle. En vue de contrer ce phénomène, la CDPDJ émet alors plusieurs propositions parmi lesquelles figure la mise en place d’une Chaire de recherche.
Line Chamberland dirige la Chaire depuis 2011. Son équipe compte 11 personnes au comité de direction, 21 chercheurs associés, 7 institutions universitaires et collégiales affiliées et 57 organismes partenaires des secteurs communautaires, associatifs et publics. Mme Chamberland est professeure au Département de sexologie de l’UQAM et engagée depuis plus de 25 ans à défendre la cause des minorités sexuelles.
Les chercheurs travaillent directement avec les organismes communautaires tels que la Coalition des familles homoparentales et le Conseil québécois LGBT. Steve Foster, directeur de ce conseil, se dit satisfait des réalisations de la Chaire depuis sa mise en place. Pour lui, elle était nécessaire parce que les réalités des minorités sexuelles étaient trop peu documentées. «La Chaire permet de développer la recherche sur ce que vivent et ressentent nos communautés et les résultats des études nous permettent d’intervenir adéquatement auprès du gouvernement et du public», dit-il. Aussi représentant communautaire au comité de direction de la Chaire, il se réjouit du fait que la Chaire soit de plus en plus visible et espère un plus grand développement dans les prochaines années.

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