Archives Mensuelles: novembre 2013

VIH Les infections en hausse en Europe

Les cas d’infections du VIH ont augmenté de 8% en 2012 en Europe et en Asie centrale, a annoncé mercredi le Centre européen de prévention et contrôle des maladies (CEPCM) de Stockholm.
Cette augmentation, correspondant à 131.000 nouveaux cas, s’explique par une hausse de 9% des nouveaux cas en Europe de l’Est et en Asie centrale (102.000 nouvelles infections, dont 76.000 rien qu’en Russie) selon un rapport cosigné par l’agence européenne et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Dans l’UE et ses trois partenaires de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège), les nouvelles infections ont augmenté de moins de 1%, à 29.000 cas.
Près de la moitié des nouveaux cas ont été détectés à un stade avancé de l’infection. Les institutions qui publient le rapport déplorent des diagnostics tardifs, l’insuffisance des mesures de prévention et la pénurie de traitements antirétroviraux.
»Nous savons que les traitements antirétroviraux permettent aux personnes infectées de vivre plus longtemps avec le VIH et en meilleure santé et que cela réduit pour eux le risque de transmission », a commenté la directrice de l’OMS en Europe, Zsuzsanna Jakab, dans un communiqué.
Entre 2006 et 2012, les nouveaux cas de sida ont diminué presque de moitié (-48%) en Europe de l’Ouest, alors qu’en Europe de l’Est et en Asie centrale ils ont plus que doublé (+113%).
Selon le rapport, seulement une personne atteinte sur trois bénéficiait de médicaments antirétroviraux en 2012, ce qui reste une amélioration par rapport à 2011. En 2011, 2,3 millions de personnes vivaient avec le VIH en Europe et en Asie centrale, d’après l’OMS. ( Ellico.com)

Canada : le première chaire de recherche sur l’homophobie fête ses deux ans

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) a célébré a célébré les deux années d’existence de la chaire de recherche sur l’homophobie. Première chaire du genre au Canada, elle compte déjà à son actif deux colloques majeurs, plus de 26 conférences et séminaires de même que la mise en place d’un programme de bourses d’études annuelles en vue de soutenir la relève en recherche. La Chaire de recherche sur l’homophobie associe des partenaires gouvernementaux, communautaires et universitaires souhaitant contribuer à la reconnaissance des réalités des minorités sexuelles par l’approfondissement des connaissances les concernant et la mobilisation des connaissances acquises dans l’élaboration, l’implantation et l’évaluation de programmes et de mesures de lutte contre l’homophobie..Sa création reflète la volonté du gouvernement québécois de lutter contre l’homophobie sous toutes ses formes. En 2007, le rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) montrait clairement les différents types de discriminations et de marginalisations vécues par les minorités sexuelles au Québec. L’homophobie est donc toujours présente alors que la loi interdit la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle. En vue de contrer ce phénomène, la CDPDJ émet alors plusieurs propositions parmi lesquelles figure la mise en place d’une Chaire de recherche.
Line Chamberland dirige la Chaire depuis 2011. Son équipe compte 11 personnes au comité de direction, 21 chercheurs associés, 7 institutions universitaires et collégiales affiliées et 57 organismes partenaires des secteurs communautaires, associatifs et publics. Mme Chamberland est professeure au Département de sexologie de l’UQAM et engagée depuis plus de 25 ans à défendre la cause des minorités sexuelles.
Les chercheurs travaillent directement avec les organismes communautaires tels que la Coalition des familles homoparentales et le Conseil québécois LGBT. Steve Foster, directeur de ce conseil, se dit satisfait des réalisations de la Chaire depuis sa mise en place. Pour lui, elle était nécessaire parce que les réalités des minorités sexuelles étaient trop peu documentées. «La Chaire permet de développer la recherche sur ce que vivent et ressentent nos communautés et les résultats des études nous permettent d’intervenir adéquatement auprès du gouvernement et du public», dit-il. Aussi représentant communautaire au comité de direction de la Chaire, il se réjouit du fait que la Chaire soit de plus en plus visible et espère un plus grand développement dans les prochaines années.

Homosexualités et Socialisme fête ses 30 ans

« C’est parce que le combat pour l’égalité, pour une société attentive et bienveillante aux femmes et aux hommes qui la composent, fait parti du combat socialiste qu’HES a trouvé naturel de réfléchir, à l’occasion de ses 30 ans, autour du thème : Mouvement LGBT et politiques : pacs, mariage ou divorce ?
Depuis les années 70, ces relations sont alambiquées. Elles oscillent entre une désespérante défiance, stérile dans une société démocratique, et une exigeante confiance, toujours susceptible d’être prise en défaut d’engagement mal tenu. Compte tenu de la situation nouvelle créée par la loi du 17 mai 2013, se pose maintenant la question de l’avenir du mouvement LGBT, de sa capacité à peser sur une société aujourd’hui en replis. 01Pour son 30e anniversaire, l’association Homosexualités et Socialisme (HES) organise samedi 30 novembre trois rencontres autour du thème «Mouvement LGBT et politiques: pacs, mariage ou divorce?»
Deux débats auront lieu à la fondation Jean Jaurès: le premier autour des trois dernières décennies et des avancées obtenues depuis la dépénalisation des relations homosexuelles jusqu’à la loi sur le mariage et l’adoption pour tous. Seront présents Patrick Bloche, député de Paris, maire du 11e, Martine Gross, sociologue à l’EHESS, Antoine Idier, sociologue à l’université de Picardie, Jean-Pierre Michel, sénateur de Haute-Saône, Alain Piriou, ancien porte-parole de l’Inter-LGBT et Elisabeth Ronzier, présidente de SOS homophobie.
Le second débat aura pour thème «Consolider le progrès». Comment aller désormais vers une société plus égalitaire? Quels sont les moyens à développer? Pour lancer des pistes de réflexion, seront réuni.e.s Jérôme Beaugé, président de l’Inter-LGBT, Nicolas Gougain, ancien porte-parole de l’Inter-LGBT, Laura Leprince, déléguée aux questions d’identité de genre d’HES, Corinne Narrassiguin, ancienne députée d’Amérique-du-Nord, Gary Roustan, président du MAG Jeunes LGBT et Laura Slimani, du MJS (sous réserve).
Enfin, HES vous convie à la soirée d’anniversaire organisée au Yono, l’occasion d’y découvrir aussi l’exposition photo de ces 30 années de militantisme.

République de Bouriatie :Un jeune gay demande l’asile aux Etats Unis

La cour d’appel des États-Unis a examiné une demande d’asile venant d’un jeune gay vivant en Bouriatie, un état de la Fédération de Russie, qui dit que dans son pays natal, avec la complicité des autorités, il est régulièrement  agressé à cause de son orientation . Le jeune homme demande le droit d’asile parce qu’il souffert de persécutions dans le passé en raison de son homosexualité, et craint que, s’il doit retourner en Russie , tout recommencera. Il a également souligné qu’il ne pouvait pas vivre à Moscou, parce qu’il ne pouvait pas y trouver du travail et qu’il est soumis à la discrimination ethnique. Le jeune homme désigné John Doe ( une expression pouvant désigner une personne non-identifiée ) a fourni des documents prouvant la discrimination dont il est vixtime .
John – est résident de la capitale de la Bouriatie, Oulan-Oudé. Après le lycée, il s’est inscrit à l’Université technologique de Sibérie orientale, en même temps, il s’est mis à fréquenter le club gay local  “Клетка” ( la cellule ).  A 18 ans, quand ses camarades de classe ont appris qu’il allait dans cette boite les moqueries ont commencé. Il décrit également deux attaque brutale. La première a eu lieu en Septembre 2002, lorsque John se promenait dans le parc avec son partenaire Mark. Un groupe de cinq personnes, parmi lesquelles se trouvaient des camarades de classe, l’ont roué de coups. La police n’a pas voulu secourir le jeune homme, prétextant qu’il s’agissait  «juste de contusions, rien de grave. » Le deuxième incident s’est produit en Avril 2003, lorsque lui et Mark étaient dans un restaurant. Un groupe d’une dizaine de personnes, ont commencé à les insultés  puis ils ont frappé  les garçons. John a perdu connaissance et s’est réveillé sur le chemin de l’hôpital dans une ambulance. Une hémorragie cérébrale et une commotion cérébrale ont été diagnostiqué . Le père de John est allé à la police, exigeant des poursuites contre les assaillants, mais son appel a également été rejeté.
En Juillet 2003,John s’installe à Moscou, où il a commencé à être soumis à la discrimination ethnique. Il ne pouvait pas trouver de travail.
En Novembre 2003, John est allé aux États-Unis, où il a étudié dans une école de langue étrangère, puis il a fait une demande d’asile.
En 2007, le Tribunal de première instance a rejeté cette demande, citant le fait que les informations fournies par le demandeur ne prouvaient pas que le gouvernement russe ne voulait pas le protéger. Le juge d’immigration a également indiqué qu’il était d’accord avec le fait que les gays éprouvent des difficultés en Russie, mais que le jeune homme est en mesure de retourner à Moscou et que les homosexuels peuvent y vivre sans humiliations.
On attend le jugement de la cour

Robbie Williams gay à 49 %

Lors d’une interview au Daily Star, Robbie Williams a déclaré qu’il « était homosexuel à 49% ».  «Je suis homosexuel à 49% et parfois j’approche la barre des 50% » a-t-il ironisé. Ces rumeurs, il les explique par le fait qu’il aime les comédies musicales et d’autres choses « qui sont souvent associés aux gays . Cependant cela impliquerait que j’aime avoir un type particulier de plaisir, que je n’ai pas » ajoute-t-il.
Il nous promet sexe et nudité pour sa tournée, et ne serait pas contre l’idée d’une comédie musicale sur sa vie. « Je ne vois pas qui ils pourraient choisir pour jouer mon rôle, donc ça pourrait être moi » a-t-il confié amusé. « Si quelqu’un a des idées, je suis prêt à écrire de nouvelles chansons. Enfin quand je dis quelqu’un, je veux dire des réalisateurs de films importants » a-t-il continué sur le ton de la plaisanterie

 

Diminution de l’usage des préservatifs chez les homosexuels

Le préservatif semble remis en question pour la prévention du sida chez les homosexuels qui ont tendance à faire davantage confiance aux tests de dépistage ou aux traitements antirétroviraux, selon une étude a été réalisée en 2011 auprès des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), un groupe très à risque.
Même si le préservatif est toujours considéré comme le moyen le plus efficace pour se protéger du virus du sida , l’étude épidémiologique baptisée Enquête presse gays et lesbiennes (EPGL) indique une défiance vis-à-vis du préservatif.
Elle rapporte une diminution de l’usage systématique du préservatif chez les HSH depuis 2000, quel que soit le statut sérologique des personnes interrogées.
Sur les 1.333 séropositifs interrogés en 2011 et ayant eu au moins un partenaire occasionnel les 12 derniers mois, seulement 18% utilisaient systématiquement le préservatif.
L’abandon du préservatif est plus forte chez les séropositifs que chez les séronégtifs. L’enquête indique que moins d’1 sur 5 utilise un préservatif pour la pénétration anale avec ses partenaires occasionnels.
75% recevaient des traitements antirétroviraux alors qu’ils avaient une charge virale (quantité de virus dans le sang) indétectable, contre 60% en 2004.
Par ailleurs, une enquête réalisée auprès des populations vivant dans les départements français d’Amérique (Martinique, Guadeloupe et Guyane), nettement plus touchée par l’épidémie de sida que la métropole, fait apparaître des doutes grandissants à son sujet. Alors qu’en 2004, 68,9% des personnes interrogées estimaient qu’il s’agissait d’un moyen « tout à fait efficace », elles n’étaient plus que 57,1% en 2011.
A l’inverse 70,1% estimaient en 2011 que faire régulièrement un test de dépistage était une manière « tout à fait » ou « plutôt » efficace pour se protéger du sida, alors qu’elles étaient 63,2% en 2004.
»Ces évolutions peuvent être le résultat des campagnes de prévention diffusées depuis le début des années 2000 et fortement orientées vers le dépistage » et qui ont pu « contribuer à brouiller quelque peu la place du préservatif comme principal outil de prévention », soulignent les auteurs de l’étude. source : E-llico.com

USA: Alec Baldwin viré de MSNBC après des propos homophobes

L’acteur américain Alec Baldwin a perdu son émission lancée le mois dernier sur la chaîne de télévision MSNBC, deux semaines après avoir tenu des propos homophobes contre un photographe qui essayait de photographier sa femme et leur petite fille dans une voiture devant chez lui. .
»Nous confirmons conjointement que « Up Late », ne continuera pas sur MSNBC », ont indiqué la chaîne et l’agent de Baldwin Matthew Hiltzik dans un communiqué .
»C’est une séparation d’un commun accord », a ajouté la chaîne, en souhaitant le meilleur à l’acteur.
Pour Alec Baldwin, qui continue de nier avoir prononcé le mot «fagot», MSNBC a cédé à «l’aile fondamentaliste du militantisme gay».

Des maisons de retraite pour les séniors LGBT

Trois associations, le Groupe SOS, gestionnaire de services et établissements pour personnes âgées, SOS Homophobie et l’association Aides, suggèrent à la ministre chargée des Personnes âgées, Michèle Delaunay, de « permettre la mise en place de lieux d’accueil communautaires expérimentaux ». Ces maisons permettraient d’améliorer les conditions de vieillissement des couples LGBT et des personnes séropositives.
Le rapport invite à « permettre et accompagner la mise en place de lieux d’accueil communautaires expérimentaux », certaines personnes ayant la crainte dans un établissement de retraite d’être « confrontées encore aux LGBTphobies, à la sérophobie, aux stigmatisations et jusqu’au bout ne pas pouvoir s’épanouir dans l’âge ».
Pour les associations « le vieillissement chez les personnes LGBT n’a rien de particulier en soit » mais leur histoire  « crée des spécificités, des difficultés sociales, économiques et sanitaires » à prendre en compte pour « rétablir l’égalité dans l’âge ».
Les propositions des associations seront intégrées à la concertation, lancée vendredi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, sur la future loi d’orientation et de programmation « pour l’adaptation de la société au vieillissement », a indiqué Michèle Delaunay.

Racisme et homophobie: l’Inter-LGBT appelle à manifester samedi 30 novembre

Dans un communiqué intitulé «Homophobie et racisme: mêmes racines, même combat!», l’Inter-LGBT annonce qu’elle participera à la marche parisienne, qui partira à 14h30 de la place de la République.
«L’Inter-LGBT condamne fermement les injures racistes scandaleuses dont a été victime Madame Christiane Taubira, Garde des Sceaux et ministre de la Justice, ces derniers jours et s’inquiète de la montée d’un tel climat d’intolérance et de rejet de l’autre en France, indique le communiqué.
«Pour l’Inter-LGBT, ces propos racistes décomplexés, attisés par certaines personnalités politiques et par une certaine presse nauséabonde qui n’en est pas à son coup d’essai, sont directement liés à l’engagement et au combat sans faille que Madame Taubira a mené en faveur de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Durant les débats de ces derniers mois, les opposants à ce texte d’égalité y ont répondu par une vague de Lesbophobie Gayphobie Biphobie et Transphobie (LGBT-phobies) sans précédent en France.
Derrière les insultes immondes dont est victime Madame Taubira, s’agite le spectre des opposant.e.s au mariage pour tou.te.s, qui a offert, l’an dernier, une tribune aux pires extrémistes pour déverser les flots de haine dont nous sommes aujourd’hui les témoins. Ce climat, mis en lumière par la tristement célèbre « banane » adressée à la ministre de la Justice par une fillette de 12 ans instrumentalisée par ses parents (opposants au mariage pour tous), montre toute la nécessité de s’attaquer aux comportements racistes et LGBT-phobes très tôt dans le processus éducatif.»

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