Cannes : la plainte des policiers victimes d’homophobie classée sans suite

« Malgré une grosse enquête de police et le temps considérable que j’y ai passé, je n’ai rien trouvé qui permette de caractériser une faute pénale. Il manque des éléments de preuve, expliquait vendredi le procureur de la République de Grasse dans le quotidien « Nice-Matin » pour justifier le classement « sans suite » de la plainte des deux policiers gay cannois qui se disaient victimes d’homophobie au sein de la police municipale.
L’affaire remonte à un an. En plein festival de Cannes, deux policiers, Alain Marty et Nicolas Persec (photo), affirment qu’ils ont été mis à l’écart par leurs collègues du service de nuit de la police municipale quand ceux-ci ont acquis la conviction qu’ils étaient homosexuels.
« Certains agents et gradés ont d’abord souhaité ne plus travailler sur la voie publique avec les plaignants et ces derniers se sont trouvés peu à peu isolés tandis que se multipliaient à leur encontre allusions et brimades », indique la plainte déposée devant le Parquet de Grasse.Cette situation usante physiquement et psychologiquement a conduit l’un des plaignants à faire une tentative de suicide en juin 2008.
en mai 2009 Deux policiers municipaux cannois portent plainte pour « harcèlement moral » Les deux agents déplorent alors n’avoir reçu « aucune réponse » de leur hiérarchie directe et de la mairie de Cannes auxquels il assurent avoir adressé plusieurs rapports décrivant la situation.
Devant la médiatisation de l’affaire, la municipalité réagit en indiquant être « prête à fournir aux deux policiers les moyens de leur défenses ».
Quelques jours plus tard, le maire de Cannes Bernard Brochand (UMP) saisit la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) des accusations d’homophobie de policiers municipaux à Cannes. Une façon de tenter de s’exonérer de la part de responsabilité qui lui revient personnellement dans ce dossier.
La plainte, elle, suit son cours jusqu’à l’épilogue judiciaire connu vendredi.
Malgré le verdict décevant, les deux victimes présumées ont l’intention de poursuivre leur action en justice en se constituant partie civile pour que l’instruction soit confiée à un nouveau juge source Ellico.com

Poster un commentaire

Classé dans info

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.