info gay :Quatre homosexuels ont été arrêtés en Jordanie

4 homosexuelsont été interpellés  le 23 octobre dans un parc d’Amman, capitale du royaume de Jordanie. La sodomie n’est pourtant plus un crime depuis 1951, date à laquelle l’homosexualité est légale dans ce pays. Il s’agirait de l’acte inaugural d’une campagne de répression, largement médiatisée, envers la petite communauté homosexuelle de Jordanie.
Le gouverneur d’Amman, M. Saad Manasir, serait à l’origine de cette campagne de répression contre les milieux homosexuels, afin de mettre un terme à la «propagation de la dépravation» qui gagnerait la région , selon l’édition du 27 octobre du quotidien Al-Ghad, proche du pouvoir monarchique. Particulièrement injurieux envers les personnes arrêtées, ce journal explique que certains d’entre eux ont été placés à l’isolement, afin d’éviter la «propagation de maladies sexuelles contagieuses» dans les prisons du pays. Il propose également une analyse psychiatrique éculée sur les troubles d’enfance pouvant conduire à «l’anomalie sexuelle».
Les autorités, qui évaluent de manière farfelue à 600 le nombre d’homosexuels présents sur le territoire, souhaitent continuer leur action jusqu’à ce que la «morale» soit rétablie, tout en admettant «l’absence de réponse juridique» à ce phénomène.

Turquie : meurtre d’un militant homosexuel

indexLe 15 juillet 2008, Ahmet Yıldız est sorti de chez lui pour aller acheter de la crème glacée. Peu de temps après, son compagnon, Ibrahim Can, a entendu des coups de feu. Lorsqu’il est descendu en bas de l’immeuble, il a vu qu’Ahmet avait été abattu. L’assassinat d’Ahmet Yıldız est largement considéré comme étant un crime «d’honneur». Comme cela s’est déjà produit pour d’autres crimes «d’honneur», la famille d’Ahmet n’est pas allée chercher son corps pour lui faire des funérailles. Trois mois après le meurtre, un mandat d’arrêt a finalement été lancé contre le seul suspect, le père d’Ahmet. Ce suspect n’a toujours pas été arrêté par la police.
Cette affaire illustre l’absence de réaction des autorités turques en cas de violences commises contre des lesbiennes, des gays ou des personnes bisexuelles, transgenres ou intersexuées (LGBTI). Ibrahim Can a indiqué à Amnesty International qu’au cours des mois qui ont précédé le meurtre d’Ahmet, ce dernier a reçu des menaces de violences de la part de sa famille, notamment de son père. En octobre 2007, Ahmet a porté plainte au pénal contre sa famille et demandé une protection au parquet du district d’Üsküdar à Istanbul. Au lieu d’intervenir, le parquet a transféré la plainte à un district voisin. Aucune protection n’a été fournie. Après l’assassinat d’Ahmet, il est apparu qu’aucune enquête n’avait été menée à la suite de la plainte qu’il avait déposée.
Il n’existe pas en Turquie de statistiques officielles sur les crimes commis contre les LGBTI. Toutefois, des groupes de défense des droits des LGBTI ont recensé pour la seule période allant de janvier à juillet 2012 au moins quatre meurtres de femmes transgenres et un meurtre d’homme gay. La loi turque ne prévoit explicitement aucune protection contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, malgré les campagnes menées par des groupes de défense des droits des LGBTI.

Jean-Claude Chermann, l’oublié du Nobel de médecine

un vaccin contre le sida dans 3 ou  4 ans ? Jean-Pierre Elkabbach ce matin sur Europe 1 : Quand, le vaccin ? Jean-Claude Chermann: Non… le… Euh, je pense dans les trois à quatre ans à venir…l’interview complete sur le site d’Europe 1 Mardi, un Comité de soutien pour élargir le Nobel de médecine au Pr Chermann a été créé. Le prix Nobel a été attribué lundi à Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, pour la découverte de ce virus en 1983. Les membres du comité de soutien ont joint ce mardi le secrétaire du comité d’attribution du prix, dans l’espoir de pouvoir « réparer un regrettable oubli ». Ils rappellent que la découverte du virus a été faite conjointement par le Pr Chermann et le Pr Barré-Sinoussi, « dans un laboratoire rattaché à l’époque à l’unité d’oncologie virale que dirigeait le professeur Luc Montagnier ». Le Pr Chermann était chef du laboratoire, a précisé un membre du comité de soutien.

 

« Des trois chercheurs, d’abord associés dans les honneurs, la presse ne retiendra que le nom de Luc Montagnier, alors que le rôle de Jean-Claude Chermann a été primordial », indiquent-ils. Ils font valoir à l’appui de cette affirmation des faits « indéniables et objectifs ». « Les deux premiers noms cités » au bas de l’article annonçant en mai 83 la découverte du virus, dans la revue Science, « sont ceux de Barré-Sinoussi et Chermann », une place qui est traditionnellement dans un article scientifique « celle de ceux qui ont réellement travaillé sur le projet décrit dans l’article ».

Le nom de Montagnier vient en dernière position, qui est « régulièrement celle du chef du laboratoire ». En outre, disent-ils, « le Professeur Chermann est cité dans tous les brevets comme co-découvreur ». Par ailleurs il est avec Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi l’un des signataires de l’accord franco-américain du 31 mars 1987, « un compromis attribuant la découverte du virus du sida -et ses retombées financières- à la fois à la France et aux Etats-Unis ». Sa signature, qu’il a d’abord refusée- était « requise » pour l’accord, affirme le comité.

Une centaine de personnes font déjà partie du comité de soutien, dont plusieurs médecins, selon les responsables du comité.

Pour sa part Jean-Claude Chermann a félicité « Luc et Françoise, c’est ma première réaction ». « C’est une reconnaissance de la découverte de Français. Je suis très fier d’avoir contribué à ça », a-t-il indiqué. J’étais vraiment une pièce maîtresse. C’était dans mon labo. C’était moi le rétrovirologue », a confirmé le Pr Chermann. « On a été trois à défendre devant les Américains notre découverte publiée en mai 1983″, a-t-il ajouté

info gay :En Californie, ceux qui sont contre le mariage gay s’appuient sur un rapport parlementaire français

En Californie, des spots de campagne contre le mariage gay s’appuient sur un rapport parlementaire français. Dont l’auteur n’était autre que Valérie Pécresse, actuelle ministre de l’Enseignement supérieur.

 

C’était le 27 janvier 2006. Valérie Pécresse, rapporteure de la mission parlementaire Famille et droits des enfants, révélait les orientations prises par la majorité en matière de politique familiale. Concernant le couple homosexuel et la parentalité, c’était non, non et non : non à l’ouverture du mariage, non à l’ouverture de l’adoption, non au recours à la procréation médicalement assistée. Tout juste concédait-elle quelques améliorations du pacs, et la création d’un mandat ponctuel de «responsabilité parentale» au profit du tiers (beau-parent, co-parent). Tellement indigent que Nicolas Sarkozy a même dû chercher ailleurs ses idées pour son programme présidentiel.

Ce rapport est aujourd’hui une vedette des écrans de télévision en Californie. Le 4 novembre, au moment de choisir leur président, les Californiens voteront en effet sur une douzaine de questions soumises à referendum. Parmi lesquelles figure la proposition 8, dont l’objet est de «changer la Constitution de la Californie pour éliminer le droit des couples de de même sexe de se marier», un droit acquis depuis un jugement de la Cour suprême de l’État le 15 mai dernier.