« Don’t ask, don’t tell » (« Ne rien demander, ne rien dire »)

Quatre ex-généraux américains ont appelé à rejeter la loi qui tolère les homosexuels dans l’armée à condition qu’ils cachent leur orientation sexuelle, après avoir mené une étude montrant que celle-ci était anachronique et nuisible aux forces armées.  Les généraux à la retraite du corps des Marines, de l’armée de l’Air, de l’armée de Terre et de la Marine, ont estimé à l’issue d’une enquête d’une année publiée lundi, que la loi « Don’t ask, don’t tell » (« Ne rien demander, ne rien dire »), « ne fonctionne pas ». Depuis l’adoption de cette loi en 1993, 12.000 soldats ont été renvoyés parce qu’ils avaient évoqué leur homosexualité ou qu’ils avaient été dénoncés. »L’armée perd de précieux talents et exige que certains de ses membres servent avec un handicap, dans le sens où ils ne peuvent pas être honnêtes avec leurs pairs », a déclaré à l’AFP Nathaniel Franks, chercheur au Michael D. Palm research center en Californie (ouest), qui a commandé l’étude. Après avoir notamment entendu des militaires, les généraux ont conclu que cette loi était caduque aussi parce que l’attitude envers l’homosexualité au sein de l’armée a changé depuis 1993. Il y a 15 ans, environ 40% des Américains étaient pour laisser « ouvertement les gays et lesbiennes » servir dans l’armée, alors qu’ils sont aujourd’hui, selon les différents sondages, entre 58% et 79%, indique l’étude.

« Nous avons découvert dans notre enquête (…) que les commandants eux mêmes ne sont pas fans de cette politique », a affirmé Nathaniel Franks. « Cela rend leur travail difficile », a-t-il souligné.

L’étude cite l’exemple d’un officier de retour de mission en Irak, qui « aurait été forcé de choisir entre respecter la loi ou garder son unité intacte », alors que l’un des ses meilleurs officiers était sans doute lesbienne. « Interrogé sur le choix qu’il aurait fait, il a affirmé qu’il aurait brisé la loi », poursuit le document.

En appelant au rejet de cette loi, les généraux recommandent l’entrée en vigueur d’une série de règles « régulant les activités sexuelles », mais sans qu’aucune « attention particulière » ne soit portée à l’orientation sexuelle. « C’est ce qui se fait déjà en Grande-Bretagne, en Israël et au Canada avec grand succès », a affirmé M. Franks.

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