Le gouvernement français absent de la conférence mondiale contre le sida

«8.000 morts par jour: Sarkozy est-il indifférent ou a-t-il peur de la colère des malades?» C’est par ces mots qu’Act Up-Paris a dénoncé l’absence du gouvernement français à la prochaine conférence sur le sida, qui se tiendra à Mexico du 3 au 8 août. Organisée tous les deux ans par l’International Aids Society, cette conférence joue un rôle majeur en matière de lutte contre le sida. Trente mille participants sont attendus. Mais, contrairement aux années précédentes, aucun ministre concerné ne fera le déplacement. Seul présent: Louis-Charles Viossat, «ambassadeur» chargé de la lutte contre le VIH-sida et les maladies transmissibles –un représentant de Nicolas Sarkozy qui n’a pas de pouvoir décisionnaire. L’absence de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot (photo) «traduirait-elle une gêne à affronter les représentants de patients, suite à l’instauration des franchises médicales?» demande Act Up-Paris.

Pour apaiser les tensions, Roselyne Bachelot-Narquin a reçu les principales associations de lutte contre le sida, hier, lundi 28 juin. Lors de cette rencontre, Aides et Act Up-Paris ont exhorté la ministre «de retenir les droits humains comme axe majeur de sa communication» et de dénoncer l’homophobie de nombreux États. Elles lui ont aussi demandé de prendre «position contre la pénalisation de la transmission du VIH». Le message de la France sera-t-il entendu?

Le laboratoire Roche arrête la recherche sur le SIDA

le laboratoire stoppe toute recherche … je viens d’entendre cela aux infos …   « Le laboratoire pharmaceutique suisse Roche a annoncé qu’il suspendait la recherche sur le VIH : pas assez de résultats, selon sa porte-parole.

« Dans les cinq à six ans à venir, nous ne voyons pas de thérapie qui apporte une amélioration aux thérapies déjà existantes », a précisé la porte-parole du groupe pharmaceutique.

« Nous avons décidé de suspendre nos projets de recherche et de concentrer nos efforts en virologie sur l’hépatite B et C », a-t-elle précisé. Elle n’a pas voulu indiquer le budget de recherche sur le VIH du laboratoire Roche.

Trois médicaments destinés au traitement du VIH continueront à être commercialisés, le Fuzeon, le Viracept et l’Invirase, qui ne représentent que 98,6 millions d’euros sur les 28,46 milliards d’euros de chiffre d’affaires de Roche sur l’année 2007.

La décisions de Roche intervient alors que 40 millions de personnes sont malades du SIDA dans le monde.
L’Afrique est le continent de loin le plus touché par l’épidémie avec 25,8 millions de personnes infectées : la grande majorité des malades n’ont pas les moyens de payer les traitements proposés par les industries pharmaceutiques occidentales. »

Darren Manzella

le soldat américain Darren Manzella, 30 ans, vient d’être reformé de l’armée ce 10 juin suite à son interview sur CBS en décembre 2007 , Darren Manzella dans infos sgtmanzana420conformément à la loi “don’t ask, don’t tell”, qui interdit aux militaires d’être ouvertement gay

Enrollé dans l’armée en 2002, le sergent Manzella a été déployé 2 fois au moyen orient et a été decoré de l’insigne médical du combat et il avait l’espoir de continuer à servir son pays.

Lors d’un interview de SLDN (l’orgnisation de lutte contre la discrimination et le harcèlement des militaires gay), il explique qu’être reformé de l’armée “non pas pour mauvaise conduite ou de mauvaises performances, mais à cause de ce que je suis a été très frustrant”.
Quant à son apparition à la television, il ne la regrette pas : “J’ai eu l’opportunité de parler au nom de milliers de militaires gays et lesbiennes qui sont obligés de servir en silence”.

L’ex-sergent s’accoutume lentement à son retour à la vie civile et participe à des meetings contre la politique du “don’t ask, don’t tell” à travers les États-Unis.

« Don’t ask, don’t tell » (« Ne rien demander, ne rien dire »)

Quatre ex-généraux américains ont appelé à rejeter la loi qui tolère les homosexuels dans l’armée à condition qu’ils cachent leur orientation sexuelle, après avoir mené une étude montrant que celle-ci était anachronique et nuisible aux forces armées.  Les généraux à la retraite du corps des Marines, de l’armée de l’Air, de l’armée de Terre et de la Marine, ont estimé à l’issue d’une enquête d’une année publiée lundi, que la loi « Don’t ask, don’t tell » (« Ne rien demander, ne rien dire »), « ne fonctionne pas ». Depuis l’adoption de cette loi en 1993, 12.000 soldats ont été renvoyés parce qu’ils avaient évoqué leur homosexualité ou qu’ils avaient été dénoncés. »L’armée perd de précieux talents et exige que certains de ses membres servent avec un handicap, dans le sens où ils ne peuvent pas être honnêtes avec leurs pairs », a déclaré à l’AFP Nathaniel Franks, chercheur au Michael D. Palm research center en Californie (ouest), qui a commandé l’étude. Après avoir notamment entendu des militaires, les généraux ont conclu que cette loi était caduque aussi parce que l’attitude envers l’homosexualité au sein de l’armée a changé depuis 1993. Il y a 15 ans, environ 40% des Américains étaient pour laisser « ouvertement les gays et lesbiennes » servir dans l’armée, alors qu’ils sont aujourd’hui, selon les différents sondages, entre 58% et 79%, indique l’étude.

« Nous avons découvert dans notre enquête (…) que les commandants eux mêmes ne sont pas fans de cette politique », a affirmé Nathaniel Franks. « Cela rend leur travail difficile », a-t-il souligné.

L’étude cite l’exemple d’un officier de retour de mission en Irak, qui « aurait été forcé de choisir entre respecter la loi ou garder son unité intacte », alors que l’un des ses meilleurs officiers était sans doute lesbienne. « Interrogé sur le choix qu’il aurait fait, il a affirmé qu’il aurait brisé la loi », poursuit le document.

En appelant au rejet de cette loi, les généraux recommandent l’entrée en vigueur d’une série de règles « régulant les activités sexuelles », mais sans qu’aucune « attention particulière » ne soit portée à l’orientation sexuelle. « C’est ce qui se fait déjà en Grande-Bretagne, en Israël et au Canada avec grand succès », a affirmé M. Franks.