cérémonies du souvenir de la Déportation

Des représentants du Mémorial de la Déportation Homosexuelle, de la Coordination Interpride France, de la Fédération des Centres LGBT et de l’Inter-LGBT ont rencontré vendredi 21 avril un membre du cabinet du ministre des Anciens Combattants pour essayer d’organiser la participation des associations gaies et lesbiennes aux cérémonies du Souvenir de la Déportation, qui se dérouleront dimanche 30 avril.

Les représentants gais ont souligné la volonté du ministère de coopérer et tenter d’aplanir les difficultés qui subsistent.

Dans une douzaine de villes françaises, la participation officielle des associations homosexuelles ne pose aucun problème. Elles sont conviées à la cérémonie, et parfois même participent à son organisation. Dans ces villes, a indiqué Hussein Bourgi, représentant du Mémorial de la Déportation Homosexuelle, lors d’un entretien, « à défaut d’indiquer toutes les catégories de déportés lors du discours officiel, aucune ne sera précisée. C’est une victoire à minima ».

Mais à Lille, Marseille, Bordeaux, Nancy, Metz, Nice et Rouen, la participation des représentants d’associations gaies reste problématique, soit que les associations de déportés s’y opposent, soit que les préfectures n’appliquent pas les décisions. Dans ces cas, comme les années précédentes, des dépôts de gerbes spécifiques pourraient être organisés à l’issue des cérémonies officielles.

Belgique: légalisation de l’adoption par les couples homosexuels

La Belgique a définitivement approuvé, jeudi 21 avril au soir, un projet de loi autorisant l’adoption par les couples homosexuels, venant ainsi renforcer un mouvement amorcé dans les pays du Nord et suivi depuis par l’Angleterre et l’Espagne.
Les sénateurs belges ont cependant été très divisés, comme les députés l’avaient déjà été lors du vote à la Chambre des représentants en décembre : le texte n’a été approuvé au Sénat qu’à 34 voix pour, 33 contre et 2 abstentions.
L’ensemble des sénateurs socialistes (PS et SPA) et écologistes (Ecolo) ont voté pour. Les libéraux flamands (VLD) ont été partagés, tandis que les libéraux francophones (MR), les sociaux-chrétiens (CDH et CDV) et l’extrême droite (VB, FN) ont voté contre.
Le mariage homosexuel est déjà autorisé en Belgique depuis 2003, et plus de 2 500 mariages de personnes du même sexe ont été recensés depuis.
Après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi belge, à une date encore non précisée, les homosexuels, mariés ou cohabitant, seront soumis aux mêmes règles que les couples hétérosexuels dans leur parcours d’adoption, tant pour des enfants belges qu’étrangers.

République tchèque: l’union des couples homosexuels vient d’être adoptée par le Parlement

Après de longues discussions, la loi sur l’union des couples homosexuels vient d’être adoptée par le Parlement. Bien que le Président de la République Tchèque, Vaclav Klaus, ait clairement affirmé son opposition, les députés sont passés outre son veto. Aujourd’hui, la communauté homosexuelle tchèque se dit satisfaite de cette adoption malgré quelques incertitude
Le 15 mars 2006 sera à marquer d’une pierre blanche pour la République Tchèque. Elle devient de fait, le second pays post-communiste avec la Slovénie, à légiférer le statut des homosexuels. Ce n’était pas chose aisée puisque cela fait près d’une dizaine d’années que le projet de loi ne sortait pas de la polémique. Contrairement au PACS français, aucun couple hétérosexuel ne peut avoir recours au partenariat enregistré. La notion homosexuelle tient donc un rôle tout a fait primordial.
Aujourd’hui la loi vient d’être adoptée de justesse par le Parlement, passant outre le veto du Président Vaclav Klaus. Comme l’explique la députée Tana Fischerova, qui figure parmi les rédacteurs du projet de loi, « le Président n’est pas la troisième chambre du Parlement ». Cependant, celui-ci ne cache toujours pas une certaine « réticence ». A ces yeux ce partenariat serait tout simplement une « erreur tragique » tandis que son adoption devient une véritable « défaite pour tous ceux qui croient que la famille est fondamentale, unique et sans rival dans notre société ».
Dans un sondage réalisé en octobre dernier, 62% des Tchèques se déclaraient favorables à la loi. Le Parlement aurait donc suivi l’avis du peuple. Tereza Kodickova, porte-parole de la Ligue gay et lesbienne est heureuse qu’une loi « ait enfin été adoptée », mais parait plus réservée quand au contenu de celle-ci. En effet, le problème du conflit d’intérêt n’a par exemple, pas été abordé dans le texte de loi. De la même façon, Tereza Kodickova ajoute que  » des sanctions ne sont pas prévues pour les personnes qui concluraient un deuxième ou plusieurs partenariats « , même si cela est interdit. Encore quelques imperfections donc dans l’application de ce partenariat enregistré, mais déjà une petite révolution dans la société tchèque. source