Gay games 2010 : Cologne l’emporte sur Paris et Johannesbourg

La ville de Cologne (Allemagne) a remporté la compétition l’opposant à Paris et Johannesbourg (Afrique du Sud) pour organiser les huitièmes Gay Games en 2010.
La présentation de Cologne, très maîtrisée, a finalement convaincu la soixantaine de votants de la Fédération des Gay Games (FGG), réunis à Chicago le week-end du 14 et 15 novembre, qui ont opté pour la cité du centre-ouest de l’Allemagne. À l’annonce du résultat, la voix tremblante d’émotion, la co-présidente de la candidature française, Evelyne Chenoune, s’est dite «déçue, bien sûr, mais aussi étonnée. On attendait plutôt Johannesbourg, pour le symbole.» Roberto Mantaci, co-président de la FGG, détaille pour Têtu les arguments gagnants de Cologne: «L’accessibilité de la ville, l’expérience des organisateurs et leur plan budgétaire très solide. De plus, poursuit Roberto Mantaci, Cologne a toujours envoyé de grosses délégations lors des Gay Games. Ils se sont démarqués ainsi parmi les points forts des autres candidatures.» Le score obtenu par chacune des villes candidates restera confidentiel pendant un an.
Au milieu des cris de joie de leur équipe, les délégués de Cologne ont rappelé la tradition accueillante et gay friendly de leur ville. Sonnée, mais sans regrets, Evelyne Chenoune se félicite d’avoir «monté le meilleur dossier possible avec le soutien des pouvoirs publics. On a mis la lumière en France sur l’importance du sport et de la culture dans la construction identitaire des homos», affirme-t-elle.
Source : têtu

Suède : Un pasteur homophobe devant la Cour suprême

La cour suprême suédoise devra se prononcer sur le pourvoi qui a fait suite à la relaxe en appel d’un pasteur pentecôtiste homophobe. Celui-ci avait comparé durant l’été 2003 l’homosexualité à «cancer de la société».
En ajoutant que «le seigneur sait que les déviants sexuels violeront même les animaux» SIC.
Condamné en première instance à un mois de prison ferme, la cour d’appel de Göta avait relaxé par la suite le pasteur, estimant que les propos vociférés par Ake Green, âgé de 63 ans, tenaient de la liberté d’expression qui prévaut et que la loi réprimant les propos homophobes introduite dans la couronne suédoise en 2003 n’avait pas lieu de s’appliquer.
La cour avait estimé que «le but de rendre l’incitation à la haine contre des homosexuels punissable n’est pas d’empêcher des arguments ou des discussions au sujet de l’homosexualité, dans les églises ou dans d’autres parties de la société».
Les partisans du pasteur n’avaient pas hésité à le considérer comme le «premier martyr» depuis l’inquisition, des sites Internet reprenant le slogan «God hates fags» (Dieu déteste les pédales) montrant un monument à sa gloire. Les mêmes supporters, ayant comme animateur le prédicateur homophobe Fred Phelps, ont lancé par la suite http://www.godhatessweden.com («Dieu déteste la Suède») comme nouveau slogan. Entre autres amabilités, le pasteur américain homophobe remerciait dieu pour «tous les morts suédois» et considère que la Suède est «une terre de sodomie, de bestialité, et d’inceste» et qualifie Karl Gustaf de «Roi des putains de Sodomites», «ses gosses grimaçants semblant être des salopes et des gays».
Cette décision des juges suprêmes suédois est très attendue alors même que l’Eglise locale est agitée par la décision de l’assemblée générale de l’Eglise protestante suédoise qui a approuvé à la fin du mois dernier la tenue de cérémonies liturgiques spécifiques pour bénir les unions homosexuelles.
En cas de condamnation du pasteur, ses avocats ont déjà déclaré qu’ils soumettraient l’affaire aux juges de la Cour européenne des droits de l’Homme.

L’Union européenne menace la Pologne

Selon The Guardian, la Pologne pourrait perdre ses droits de vote dans le cadre de l’Union européenne si elle continue à s’opposer aux droits des gays et des lesbiennes et si elle rétablit la peine de mort.
« Nous allons suivre la situation très attentivement », a déclaré Jonathan Todd, l’un des porte-paroles de la Commission européenne. En effet, selon l’article 7 du Traité de Nice, les membres qui enfreignent les conditions d’adhésion sur la protection des minorités et la peine de mort peuvent se voir retirer leurs droits de vote pendant les rendez-vous inter-ministériels.
Le nouveau président polonais, Lech Kaczinsky , dont le parti a également remporté les élections législatives, n’a jamais fait mystère de son approbation de la peine de mort et il s’est déclaré « opposé à la propagation de l’orientation gay »

La Pologne a un président homophobe

Le politicien homophobe notoire Lech Kaczynski du parti conservateur et catholique Droit et Justice, et précédemment bourgmestre de Varsovie, est devenu le nouveau président de la Pologne.
Kaczynski a obtenu 54% des voix aux élections présidentielles. Son adversaire Donald Tusk, candidat de la Plateforme Civique plus libérale, a du se contenter de 46% des voix.
La Plateforme Civique est aussi un parti conservateur, mais plus tolérante envers la communauté gaie. Le taux de participation aux élections était sous la barre des 50%. Les polonais se détournent de la politique, ce qui n’est pas surprenant dans un pays où 35% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, contre ‘seulement’ 20% il y a 15 ans de cela.
Kaczynski a fait la une des journaux par sa lutte contre la Gay Pride à Varsovie. Avec un président de cette envergure, l’émancipation des gais en Pologne sera encore plus difficile qu’elle ne l’était jusqu’à présent.
Il y a un mois de cela, le parti Droit et Justice avait déjà gagné les élections parlementaires, ce qui fait que les politiciens homophobes sont présents à tous les échelons du pouvoir.
Les défenseurs gais français ont appelé les autorités et les gouvernements du reste de l’Europe ainsi que la Commission Européenne à la vigilance. Si les politiciens en viennent à restreindre les droits des gais, des femmes ou des citoyens en général, il conviendra de réagir fermement.

Belgique : La ministre a peu de pouvoirs contre le juge

La ministre de la justice Laurette Onkelinx (PS) a répondu hier à une question parlementaire de Guy Swennen (Sp.a) concernant le juge de Tongres qui a insulté un homme homosexuel dans la cour de justice.
“La ministre de la justice n’a de compétence disciplinaire qu’envers les fonctionnaires du ministère public, mais pas envers les magistrats du siège. Eventuellement, le président de la cour ou du tribunal peut enclencher une procédure disciplinaire”, telle fut la réponse de Laurette Onkelinx à la question du parlementaire Guy Swennen. Ce qui peut se traduire en ces termes: “En tant que ministre je ne peux donner de sanction au juge qui s’était questionné pendant une séance s’il était légal que deux hommes souscrivent à un emprunt”.
L’homme qui s’est senti à juste titre offensé par les propos du juge siègeant, a déclaré qu’il déposerait plainte auprès du Centre d’Egalité des Chances.
Paul Borghs, coopérant à la cellule politique de la fédération des gais et lesbiennes criant que la loi anti-discrimination ne peut s’appliquer ici.
Il s’explique ainsi à notre rédaction : « Même si les propos du juge sont blessants et déplacés, cela ne veut pas dire qu’ils sont interdits juridiquement ou devraient le devenir. La liberté d’expression doit selon les usages être respectée au tribunal, même en cas de propos offensants ».

Homosexualité, mariage et filiation

En juin 2005, la gay pride avait pour mot d’ordre : « Couple et parentalité : l’égalité maintenant ! » et l’Espagne légalisait le mariage01 homosexuel. Pourquoi continuer à refuser aux couples de même sexe le mariage et la filiation ?
Cette Note, rédigée par des sociologues, des juristes, des psychiatres, des philosophes et des militants associatifs montre que seuls des motifs strictement idéologiques interdisent l’égalité des droits entre homos et hétéros.
Bien au-delà des cercles politiques et associatifs les plus réactionnaires, cette discrimination a été relayée, consolidée et intellectuellement légitimée par une série de prises de position d’intellectuels, mettant en garde contre les « dangers » que ferait courir aux enfants et à la société en général le fait de reconnaître les unions de même sexe, et mobilisant à cet effet une notion rapidement devenue centrale dans le débat, celle d’« ordre symbolique ».
La place occupée par cet argument dans le débat français impose que l’on s’y confronte directement, en faisant notamment valoir les présupposés essentialistes et hétéronormatifs qui le fondent, ainsi que l’inanité des invocations des conséquences psychopathologiques de l’homoparentalité.
Contre les idées reçues, il s’agit ainsi de montrer que les couples et les parents de même sexe sont une réalité concrète de la société française que celle-ci ne peut plus se permettre d’ignorer et que leur exclusion des dispositifs institués d’alliance et de filiation leur pose une série de graves difficultés qui, elles, peuvent se révéler tout à fait dommageables.

Homosexualité, mariage et filiation | Fondation Copernic

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